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France – Belgique : « Le seum… Je n’en peux plus ! », balance Stéphane Pauwels

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La France et la Belgique se retrouvent jeudi à Turin, en demi-finale de la Ligue des nations, pour la première fois depuis la victoire des Bleus au Mondial 2018. Où en est la rivalité ? Ce match est-il une revanche outre-Quiévrain ? Le point avec le consultant belge Stéphane Pauwels.

Didier Deschamps et Roberto Martinez (sélectionneur belge) ne veulent pas parler de revanche. Qu’en pensez-vous ?

« Que c’est intelligent pour mettre fin à cette stupide animosité, côté belge en tout cas. Le « seum » (le fait d’être dégoûté)… Je n’en peux plus. Au Mondial, c’est la victoire tactique de Deschamps. Les Belges n’ont jamais encaissé. On pense avoir la meilleure équipe du monde parce qu’on est numéro un au classement Coca-Cola (FIFA). Mais ça ne veut rien dire, on n’a jamais rien gagné ! Et cette anti-France… Les Belges sont les premiers à passer la frontière pour les courses, aller à Saint-Trop’ ou sur le Tour de France… »

– Quel match attendez-vous ?

« Une belle affiche avec une France qui se retrouve après un Euro compliqué. J’ai bien aimé son dernier match(2-0 face à la Finlande). Offensivement, les trois devant… Benzema n’a jamais été aussi fort. Il doit être Ballon d’or. Mbappé revient bien. La France est plus forte. »

– Mais la Belgique a aussi des arguments ?

« Défensivement, j’ai très peur. Quand je vois Denayer avec Lyon dimanche face à Saint-Étienne… Martinez s’obstine à jouer à trois derrière, alors que toute la Belgique veut jouer à quatre. À la Coupe du monde, on avait une équipe en pleine confiance, un Eden Hazard à 100 %… Là, je ne sais pas. Martinez fait des matchs amicaux contre des faibles pour rester numéro un. Mais on ne gagne jamais contre les grands. C’est un test. Là, on a une vraie équipe devant nous. Si on fait la différence, c’est qu’on est vraiment forts. Mais j’ai un doute. On parle de Lukaku ? Il marque contre les petits et quand on a eu besoin de lui face à la France ou l’Italie, il n’est pas là. On est assez prévisibles en attaque et trop lents derrière. La clef, c’est Kevin De Bruyne. Il ne faut pas qu’il passe à côté comme face aux Italiens à l’Euro… On a trois grosses individualités : De Bruyne, Hazard et Courtois. Un grand gardien en forme, ça, c’est notre chance. Mais le reste n’est pas exceptionnel. »

– Vous souhaitez la victoire des Bleus ?

« Mais non. Je passe parfois pour un traître à la patrie car j’ai toujours aimé l’équipe de France. Mais j’aime aussi forcément les Diables Rouges, je suis belge ! Et pour chambrer, j’aimerais gagner. Mais je crois les Bleus plus forts. »

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