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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : L’ISM VA MAL

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Fleuron de l’enseignement supérieur privé, le groupe Institut supérieur de management (Ism) a été perturbé par un mouvement d’humeur du personnel administratif et des enseignants. Ils ont consigné, dans leur plateforme revendicative, «beaucoup de griefs à l’encontre de la direction».

Ils réclament une «augmentation des salaires du personnel à 50% pour faire face à la cherté de la vie», exigent «la correction et l’actualisation du salaire de base des enseignants du supérieur et leur classification». En conférence de presse hier, ils «menacent, dans les jours à venir, d’enclencher les procédures pour une action collective de cessation de travail et d’utiliser tous les moyens de lutte syndicale, conformément aux dispositions prévues par la loi» pour que leurs revendications soient satisfaites.

Par ailleurs, ces employés de l’Ism demandent qu’une «in­dem­nité de logement et une prime d’enseignement» leur soient octroyées. «Nous de­mandons le partage équitable des fruits de la croissance avec tout le personnel (prime, bo­nus, 13éme mois, etc.), l‘amélioration des conditions de travail, la prévention et la lutte contre le harcèlement moral en milieux professionnel et scolaire», explique Dr Mbaye Aw, délégué du Syndicat unique des enseignants du Sénégal (Sudes)/Enseigne­ment, re­cherche scientifique (Ers) de l’Ism, qui avait à ses côtés Elimane Diouf, Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa), Dr Oumar Dia, Secrétaire général national du Sudes/Esr et Dr Mame Yauto Faye, professeur et délégué du personnel au sein de l’Ism.

Dénonçant «l’indifférence de la Direction générale face aux réclamations du personnel administratif et enseignant», le personnel de l’Ism annonce qu’un «préavis de grève a été déposé pour la 3éme fois et la direction ne daigne toujours pas ouvrir des négociations, en vue de trouver des solutions à la plateforme revendicative des travailleurs».

«Cette même direction a l’habitude de prendre des décisions unilatérales, sans en discuter avec les délégués ; les privant, ainsi que leurs mandants, de leur avis consultatif pourtant prévu par la loi», accuse la délégation du personnel de l’Ism, qui dit avoir commandité «une étude sur les rémunérations du personnel permanent interne et les avait comparées à celles en vigueur dans les écoles concurrentes».

Poursuivant leurs explications, les membres de ce syndicat de l’Ism révèlent : «Sur la base d’une fiche individuelle renseignée et du bulletin de salaire, il est ressorti de ces travaux que la variable revalorisation salariale ne subissait aucune variation.» «Ceci prouve encore que les salaires n’ont pas été considérablement valorisés.

L’étude avait montré une cristallisation, voire une fossilisation, des postes et des salaires qui s’expliquait par le fait que les salaires n’avaient pas évolué de manière conséquente les 15 dernières années. La comparaison avec le taux de rémunération dans les autres écoles montrait que l’Ism, une école qui se targue d’être pionnière et leader dans le secteur privé de l’éducation, était premier à la queue en termes de politique de rémunération, par rapport à ses concurrents du même secteur d’activités», déplorent-ils. Ils ajoutent : «Les résultats de l’étude ont été pourtant remis à la Direction générale qui s’était engagée, auprès de la délégation, à prendre les bonnes décisions et mener des actions concrètes pour harmoniser et actualiser les salaires. Tout dernièrement, le 3éme aspect de l’étude montrait des disparités salariales entre les salariés d’un même poste, témoignant ainsi d’une générosité sélective et discriminatoire de la part de la Direction générale. La direction a augmenté, de près de 300 mille francs, le salaire de tous les directeurs, en laissant en rade le personnel.»

Aujourd’hui, quel est le salaire de base des enseignants de l’établissement ? «Il est plafonné à 317 mille F et le salaire de base des enseignants du supérieur est appliqué dans une fourchette comprise entre 92 mille francs et 140 mille francs, selon la catégorie.

Or l’inspecteur du travail leur a bien signifié que le salaire de base des enseignants du supérieur ne peut commencer en deçà du salaire de base du cycle secondaire, mais à un franc de plus sur le plafond des enseignants du secondaire, par exemple 317 mille francs par parallélisme des corps et ensuite actualisé au nombre d’années d’ancienneté de chaque enseignant dans le cycle supérieur», dé­nonce le Sudes.
Interpellée sur la question, la direction de l’Ism n’a pas voulu se prononcer, préférant ne pas polémiquer.

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