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ENSEIGNEMENT PRIVÉ : FORMALISATION ET DIGITALISATION, UN TOURNANT DÉCISIF POUR PLUS DE 5 200 ÉTABLISSEMENTS AU SÉNÉGAL

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Le Sénégal engage une réforme majeure de son sous-secteur de l’enseignement privé. Ce mercredi 18 décembre, au Théâtre national Daniel Sorano, le Programme national de formalisation du sous-secteur de l’enseignement privé a été officiellement lancé par le CAPEP, en partenariat avec Osmose Audit & Conseil et Yassine Tarik Digital. Une initiative stratégique rendue urgente par des chiffres alarmants : sur plus de 5 200 établissements existants dans les 46 départements du pays, la grande majorité demeure hors du cadre formel.

Un secteur vital mais largement informel

L’enseignement privé constitue un pilier essentiel du système éducatif sénégalais. Il participe significativement à l’absorption de la demande scolaire, à la création d’emplois et à la diversification de l’offre éducative.

Cependant, les données présentées lors de la cérémonie révèlent une situation préoccupante :

5 200 établissements d’enseignement privé existent au Sénégal, répartis dans les 46 départements,

près de 40 000 acteurs évoluent dans le secteur sans être déclarés,

91 % des établissements ne sont pas régularisés,

seuls 9 % sont en situation de conformité administrative, fiscale et sociale.

Ces chiffres traduisent l’ampleur de l’informalité et la nécessité d’une action structurée, coordonnée et urgente.

 

 

L’exposition magistrale de M. Amadou Arame Diagne : comprendre pour agir

Dans une exposition magistrale de référence, Monsieur Amadou Arame Diagne a mis en lumière le contexte, la pertinence et la justification profonde de la formalisation des établissements d’enseignement privé.

 

Il a souligné que l’informalité massive constitue un frein majeur :

à la qualité de l’enseignement,

à la protection des enseignants et du personnel,

à la crédibilité des établissements,

à l’accès au financement,

et à une planification éducative fiable par l’État.

 

 

Pour lui, la formalisation est un choix stratégique de modernisation, mais aussi un impératif de justice économique et sociale.

 

La DGID pour une formalisation progressive et équitable

Représentant le Directeur général des Impôts et des Domaines, Monsieur Pape Moussa Diop, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines, a réaffirmé la disponibilité de la DGID à accompagner les établissements privés dans un processus progressif, pédagogique et adapté aux réalités du secteur éducatif.

Il a insisté sur le fait que l’objectif n’est pas la sanction, mais l’élargissement équitable de l’assiette fiscale, la sécurisation des promoteurs et l’intégration durable du sous-secteur dans l’économie formelle.

Une synergie innovante : formalisation et digitalisation

L’une des grandes innovations du programme réside dans la synergie entre la formalisation et la digitalisation, portée par le CAPEP, le cabinet Osmose Audit & Conseil et Yassine Tarik Digital.

Cette approche intégrée propose :

la formalisation administrative, juridique et fiscale,

la digitalisation des procédures et des données,

la traçabilité des établissements,

l’accès simplifié aux services publics et financiers,

un meilleur suivi et pilotage du sous-secteur.

La digitalisation apparaît ainsi comme un levier clé de transparence, d’efficacité et de durabilité, au service des établissements comme de l’État.

 

Un programme à fort impact national

À terme, le Programme national de formalisation ambitionne de :

sortir des milliers d’établissements de l’informalité,

sécuriser les investissements des promoteurs,

améliorer les conditions de travail des enseignants,

renforcer la crédibilité de l’enseignement privé,

contribuer à un système éducatif plus équitable et performant.

 

Un appel à l’engagement collectif

Face à l’ampleur des chiffres révélés, les initiateurs du programme ont lancé un appel fort à l’ensemble des promoteurs d’écoles privées : s’approprier le processus de formalisation et de digitalisation, condition indispensable pour l’avenir du secteur.

Car désormais, formaliser et digitaliser l’enseignement privé, c’est investir dans la qualité, la crédibilité et l’avenir de l’éducation au Sénégal.

Assane Diop

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