A cette période de recrudescence des GRÈVES au niveau de la santé, la population subit les conséquences drastiques; les autorités semblent observer la situation avec impuissance.
C’est dramatique!
Je ne saurez pas vous rappeler votre devoir de traiter.
Je saurez pas vous rappeler le serment d’Hippocrate que vous avez témoigné devant DIEU.
Pour les médecins. Pardon!
Je saurez pas vous rappeler l’engagement ferme que vous devrez prendre à côté des infirmes, devant le malade: soigner, prodiguer des soins, au plus profond calmer, soulager, libérer de la détresse…
Pour les infirmiers et sages-femmes…Pardon!
Mais, ne lâchez pas vos redoutables armes efficaces et efficientes; le peuple en a besoin pour se tenir debout, pour vivre encore .
La grève peut être un moyen de lutte syndicale pour pousser les autorités à satisfaire vos doléances. Mais, quand les impacts sur les populations sont constatés et récurrents la situation devient catastrophique.
Les populations vont payer les pots cassés, face à l’inertie des autorités. Ces dernières ont constaté depuis fort longtemps les conséquences de ces grèves, surtout sur les populations sans la moindre solution pour en faire finir.
En guise d’exemple, combien de patients courent depuis des jours à la recherche de résultats d’analyses paramédicales pour se faire diagnostiquer ?
C’est extrêmement grave si le médecin traitant suspectait une tumeur, une insuffisance rénale…!
C’est une situation impitoyable à l’hôpital ces derniers jours de grève !
Tôt le matin, sous le froid de longs fils de queues devant une fenêtre, des regards impatients guettent de gauche à droite l’arrivée d’une blouse blanche. Les autres assistent sur des banquettes tremblants de froid.
Soudain, la secrétaire apparaît quelques fois sans saluer à l’assistance prononce avec un ton ferme :
« le médecin ne vient pas aujourd’hui, ils sont en grève pour trois jours. »Tout le monde se tourne vers elle avec des regards de mépris et de désespoir .
Ceux qui ont des moyens,vont aller aux cliniques privées. Par contre ceux qui n’en ont pas vont être dans le désarroi total pensant même à leur mort .
C’est désolant!
Voilà un exemple de l’état de souffrance des populations en détresse à cause de cette grève, en plus de ce nous voudrions pas dire à raison des principes de réserve.
De toute façon, la population en est parent pauvre devant l’inaction inacceptable de l’état.
C’est pourquoi les agents de santé doivent penser autrement: la grève selon nous est un moyen, mais pas une finalité dès qu’elle se répercute directement sur les populations. l’accès aux soins est universellement reconnu pour toutes les personnes…
Ce principe seul est largement suffisant pour ne pas pousser les agents de santé,surtout les médecins à observer la grève à ce point.
Trop de syndicalisme tue le SYNDICALISME !
Ndoggal Seriñ Muntaqaa Basiru Mbacké
Macoumba Mbengue