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Informer juste notre devoir !!!

Contribution : Force restera au peuple. (Babou Bamba)

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Dans un pays où l’omerta est imposée au peuple, où la voix des pouvoirs et des puissants dicte le chemin à suivre, il faut un courage certain et un engagement résolu pour dire NON à l’insupportable autoritarisme que l’Etat nous fait subir.

La situation actuelle du Sénégal où des pans entiers du peule expriment   une volonté résolue de mettre hors d’état de nuire le régime apriste de concussion et d’incurie nationale. Croire, un seul instant, que ce qui vient de se passer ces derniers jours, est un acte politique imputable à la seule opposition et par ricochet a un organe de presse ciblé, et qu’il faille lui opposer une réponse digne d’un régime  totalitaire et autocratique, procède d’une démarche simpliste, réductrice et de très courte vue.

Le soulèvement, d’extraction populaire, qui déborde même, sur les flancs, les appareils partisans, est l’expression concentrée de nombreuses frustrations subies par les divers segments de la société, particulièrement la jeunesse Sénégalaise. L’onde de choc du mouvement, porté par une lame de fond irrésistible, risque même de connaître une plus large amplitude au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise des conditions de vie et d’existence de la population confrontée à des difficultés incommensurables ( renchérissement du coût de la vie – chômage des jeunes  – crise des secteurs de l’éducation et de la santé.) Ce qui a surtout stimulé la révolte populaire est, sans aucun doute, le mépris affiché à l’égard de la population par l’étroite caste dirigeante qui mène un train de vie arrogant, somptuaire et ostentatoire, narguant ainsi un peuple privé du strict minimum nécessaire. S’y ajoute à cela, la goutte d’eau de trop qui consiste à vouloir anéantir l’espoir du leader Ousmane SONKO qui porte en lui les aspirations d’une jeunesse qui souhaite un changement de leurs conditions de vie.

En effet, on peut, certes, ruser avec les hommes mais on ne peut pas ruser avec les faits qui sont d’une pugnacité déconcertante. Or, la pratique atteste et les faits confirment que le régime aperiste  est un conglomérat de jouisseurs, de flambeurs et d’épicuriens qui entretiennent des dépenses improductives et non prioritaires sans aucun rapport avec les activités productives nationales.

Malgré une fermeté et une sérénité, qui ne sont que de façade, le régime et son chef ressentent une grande panique face à la bourrasque du 01 juin 2023 qui a contrarié leur funeste plan.

Le forcing ne passera pas et les sénégalais sont suffisamment informés et savent se faire respecter. Ils comprennent de la plus des manières, les magouilles et autres manipulations visant à tronquer les réalités des faits pour essayer de trouver des boucs émissaires faussement estampillés à travers des vocables qui relèvent de la propre imagination du régime : forces spéciales, forces occultes et tutti quanti.

Que des contres vérités démasquées et mises à nues, la tâche du DIRE-VRAI  est un exercice extrêmement difficile pour nos gouvernants, que la systématisation du mensonge dans les discours institutionnels est devenue tellement flagrante qu’il faille se poser la question de savoir où va ce pays ?

Face à ce qui précède, nous comprenons aisément, pourquoi le régime en place nous impose le silence de la servitude par des menaces et des arrestations tous azimuts à travers une instrumentalisation outrancière de la justice.

Que la mobilisation ne faiblisse pas, que l’engagement soit renforcé, que la résistance telle que consacrée par la constitution soit  de rigueur afin de contrecarrer les dérives totalitaires, la confiscation des libertés individuelles et collectives, les mesures liberticides imposées par un pouvoir finissant.

Néanmoins, il ne faut surtout pas baisser la garde, encore moins sous estimer les capacités de manœuvre de l’homme profondément blessé dans son amour propre et qui mène une vie recluse dans son bunker en concoctant tranquillement un plan de revanche sur son peuple qui lui a infligé un cinglant revers pour la seconde fois.

Sous un tout autre rapport, le Président de la République commettrait une grave méprise s’il misait sur son armée de flagorneurs et de fabricants d’images qui seront les premiers à abandonner l’embarcation en cas de radicalisation de la tempête sociale. Un général conséquent peut-il se fier à l’avis de soldats déserteurs qui ont fui le champ de bataille au moment où l’armée avait le plus besoin d’eux ? Où étaient – ils ceux qui se livrent actuellement à un baroud d’honneur quand le peuple était devenu maitre de la rue ? Le plus abject de ces courtisans est, sans aucun doute, ce révolutionnaire d’opérette (suivez mon regard !) qui fait actuellement  preuve d’une ardeur de néophyte quitte à fabriquer des mensonges les plus grotesques pour essayer de sauver les meubles.

Monsieur le président, aucun chef d’état au monde, ne dispose d’un état de grâce éternel. Votre Peuple vous regarde, les yeux dans les yeux, et vous demande de partir pendant qu’il est encore temps .L’adage enseigne : « On lie les bœufs par les cornes, les hommes par la parole. » (Gor bu waxagul moo moom boppam, su xasee wax moomatul boppam. »

 

BABOU BAMBA

PASTEF GRAND YOFF

 

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