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la position du gouvernement sur la crise scolaire

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La montagne n’a pas accouché d’une souris c’est ce qu’affirme le ministre du travail, du dialogue social et des relations avec les institutions qui fait allusion à la rencontre tenue hier dans l’après-midi entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants.

La rencontre d’hier

Comme on pourrait si attendre, deux points ont été inscrits à l’ordre. Il s’agit du système de rémunération des agents de l’état afin de « corriger les iniquités » et la gestion de l’administration scolaire avec le corps des administrateurs.

L’aveu du gouvernement

Samba Sall est d’avis que « l’école sénégalaise traverse une crise grave qui ne va pas se résoudre à l’aide d’une baguette magique ». Selon lui, les interpellations des enseignants sont de telles qu’il faudrait apporter des « solutions de fond ».

Le ministre travail, du dialogue social et des relations avec les institutions fait savoir qu’il a été retenu de « poursuivre les échanges entre les deux parties ». Sur ce, une autre rencontre est prévue « dans quinze jours au plus tard afin d’évaluer la situation en attendant l’instauration d’une commission technique ».

Le dialogue et le les points d’achoppement

Le ministre indique que le dialogue n’a jamais été rompu avec les syndicats d’enseignants, mais les deux parties ont « butté » sur les deux points évoqués plus haut. Une analyse approfondie de la situation, selon le ministre, permet de « constater que l’école sénégalaise était confrontée à une difficulté objective qui devait prendre en charge beaucoup d’apprenants. C’est pourquoi les autorités (…) ont trouvé de mauvaises solutions à de vrais problèmes »… « C’est de là-bas où est est parti un déséquilibre marqué par le recrutement des dizaines de milliers de volontaires et de vacataires de l’enseignement », dira Samba Sall.

 

Les efforts du gouvernement

Pour corriger ce déséquilibre, « une avancée fondamentale a été constatée avec la décision prise de supprimer ces deux corps ». La réparation de cette disparité a engendré, selon le ministre, « de grosses dépenses ». Cette réparation a été faite « au nom de l’effort de restauration d’une justice ». Ensuite, « il faut se rendre à l’évidence » dira M. Samba Sall, car « des avancées notoires sont constatés dans le mode de rémunération des travailleurs y compris les enseignants ». Ce qu’il faut éviter dans cette gestion de la crise scolaire, note le ministre, c’est de « ramener des choses complexes à des niveaux de simplicité pas avérés, cela donnera forcément de fausses pistes. »

 

L’optimisme des autorités et le plaidoyer pour résorber la crise scolaire

  1. Samba Sall note que « les échanges d’hier permettent d’espérer des débuts de solutions ». « Les ministres qui avaient représenté le gouvernement étaient venus en ayant la pleine conscience la profondeur de la crise dans laquelle se trouve le système scolaire. Cette conscience ne nous permet plus d’observer les élèves rebrousser chemin chaque matin du fait de la grève des enseignants. Ces faits, nous les apprécions à leur juste valeur et les conséquences peuvent être multiples. Les élèves perdent des heures chaque semaine avec la récurrence des plans d’action des syndicalistes. C’est une déchirure que de voir nos enfants renvoyés des écoles à longueur de semaine. Nous savons que chaque jour qui passe est un jour de perdu de manière fondamentale (…). A cela s’ajoute les insuffisances découlant de la pandémie. Tous ces facteurs réunis constituent un gros gâchis. Fort de ce constat, le gouvernement était venu dans l’idée de proposer des pistes de solutions avec des patriotes sénégalais pour essayer avec eux de faire ce qu’il faut pour résorber la crise scolaire. La tâche qui nous attend n’est pas du tout facile, admet le ministre du travail, du dialogue social et des relations avec les institutions. Ce qui peut nous égarer c’est une vision simpliste de la résolution de cette crise ».

Avec capvertinfo.sn

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