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Kimberley et Samantha meurent de l’herpès quelques jours après leur accouchement: le chirurgien pourrait les avoir infectées

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Kimberley Sampson, 29 ans, et Samantha Mulcahy, 32 ans, sont décédées en mai et juillet 2018, quelques jours après avoir donné naissance à leur bébé et après avoir été infectées par l’herpès. On a longtemps dit à leurs familles que ces morts n’étaient pas liées, mais selon la BBC, qui a enquêté sur ces mystérieux décès, ce serait le chirurgien qui les a suivi qui leur pourrait avoir transmis le virus.

Le 3 mai 2018, Kimberley Sampson, une barbière du Kent, en Grande-Bretagne, a donné naissance à son deuxième enfant, à l’hôpital Queen Elizabeth the Queen Mother, à Margate. Selon Yvette, la mère de la jeune femme, les choses n’allaient pas assez vite. Les docteurs ont donc décidé de procéder à une césarienne. Suite à l’opération, Kimberley a perdu beaucoup de sang et une transfusion a été nécessaire. Deux jours plus tard, malgré une incapacité à marcher, la jeune femme est rentrée avec son fils, chez sa mère, où elle vivait.

La santé de Kimberley s’est alors détériorée. Quelques jours plus tard, la jeune mère est retournée à l’hôpital, où les médecins qui l’ont vue ont conclu à une septicémie, une inflammation liée à une infection bactérienne grave. On lui a prescrit des antibiotiques,  mais quelques jours plus tard, à l’hôpital Kings College de Londres, où elle a été transférée, les médecins ont découvert que Kimberley souffrait d’une infection par le virus herpès simplex (HSV-1) jugée inquiétante.

Le 22 mai, 19 jours après avoir donné naissance à son fils, Kimberley Sampson est décédée. Les morts liées à l’herpès sont rares, mais le cas de la jeune femme du Kent n’est pas unique. En effet, en juillet 2018, Samantha Mulcahy, une infirmière de 32 ans, est également décédé de cette infection.

Le cas de Samantha

Quatre semaines avant le terme, Samantha a donné naissance à une petite fille à l’hôpital William Harvey Hospital, à Ashford, qui appartient au même groupe que le centre hospitalier Queen Elizabeth the Queen Mother. C’était son premier enfant, né de son amour avec son mari Ryan. Pour elle aussi, les choses se sont compliqué lors du travail et les médecins ont été obligés de procéder à une césarienne.

Du fait de signe d’une pré-éclampsie (hypertension artérielle liée à la grossesse, NDLR), les docteurs ont décidé de garder Samantha en observation. Après trois jours seulement, sa santé s’est détériorée. Les médecins ont soupçonné, comme pour Kimberley, une septicémie. Comme pour la maman du Kent, on lui a prescrit des antibiotoques, mais ceux-ci se sont révélés inefficaces. Sa santé s’est encore détériorée et Samantha est finalement décédée le 4 juillet 2018.

L’enquête qui a suivi a conclu à une défaillance multiorganique suite à une “infection disséminée par l’herpès simplex de type 1″.

Heureusement, ni le fils de Kimberley, ni la fille de Samantha, n’ont été infectés par le virus. Toutefois, ces deux cas posent question.

Un chirurgien, source de la contamination

Plus d’un an après le décès des deux femmes, leurs familles ont reçu une lettre indiquant qu’aucune enquête ne serait ouverte, car il n’existait pas de lien entre les deux décès. En outre, il y était précisé que les femmes avaient sûrement été infectées avant leur admission à l’hôpital.

La BBC s’est penchée sur cette affaire et a découvert, dans une chaîne de mails entre le personnel de la Public Health England (PHE), l’East Kent Hospitals Trust, certains organismes du National Helath Service (NHS) et un laboratoire privé, que deux personnes, une sage-femme et un chirurgien – qui a procédé aux césariennes – étaient présents aux accouchements de Kimberley et Samantha. Des informations qui avaient été cachées eux familles des deux Anglaises.

Selon Peter Greenhouse, consultant britannique en matière de santé sexuelle, le virus a pu être transmis par le chirurgien. “Il est possible que l’homme ait eu un panaris sur le bout du doigt et qu’il l’ait transmis directement dans l’abdomen des deux femmes”, indique-t-il à la BBC. Mais de son côté, l’East Kent Hospitals Trust conclut qu’il est impossible d’identifier la source exacte de l’infection.

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