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HÔPITAL MATHLABOUL FAWZAÏNI DE TOUBA : PÉNURIE D’EAU DEPUIS PLUS DE QUATRE MOIS, UN SOIGNANT SONNE L’ALERTE

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Notre pays, le Sénégal vient d’abriter en ce mois de Mars (du 21 au 26) le forum mondial de l’eau, qui coïncide avec une conjoncture économique ne laissant aucun pays.

La problématique liée à ce liquide précieux reste une préoccupation majeure dans ce pays de la Téranga, surtout dans les zones les plus isolées des centres urbains.

Dans la capitale de la Mouridiyyah (Touba), l’exception s’érige en règle: l’eau provenant des forages, et gérée par OFOR (office des forages ruraux) est totalement gratuite pour les populations. En conséquence, beaucoup de PME (Petite et Moyenne Entreprise ) évoluant dans le domaine d’exploitation de l’eau, font de leur prédilection cette villeà forte dominante religion, où les fêtes religieuses comme le MAGAL annuel accueillent des milliers de pèlerins.

Les forages sous la gestion et la supervision respective de L’OFOR et de MAOU RAHMATI qui est une structure mise sur place par le Khalif général des mourides pour épauler l’état dans le domaine, sont plus d’une trentaine. Cependant, la demande est très loin d’être satisfaite.

Ce qui fait que, nombreux parmi nous se posent la question à savoir : Quels sont les déterminants de ce problématique de l’eau à TOUBA ?

Tous les services publics qui s’ installent dans la cité religieuse de Touba subissent les méfaits de cette vieille doléance; surtout les établissements publics de santé.
A l’hôpital ‘’Matlaboul Fawzaïni’’, le pire ne va t-il pas se produire, si les autorités ne réagissent pas à temps?

On sait bien la place prépondérante de ce liquide précieux dans l’administration des soins médicaux et paramédicaux: sans source d’eau, un médecin ne pourrait pas examiner et, évaluer ses patients dans les règles de l’art.

De la même manière, un infirmier ne pourrait pas être obligé de faire des soins dans le respect rigoureux de l’asépsie. Dans le même sillage, sans autosuffisance en eau en milieu hospitalier, le malade, son environnement et ses soins se retrouveraient dans la précarité la plus grande. Il reste les accompagnants. Si ce liquide précieux manque, ils pourraient s’infecter et, ou se faire contaminer par son entourage.

Au-delà des ces conditions précaires, du calvaire des travailleurs, et des usagers, le commun des mortels ferme les yeux sciemment ou aveuglement. Ce qui l’intéresse est l’argent qu’il débourse, en plus des ordonnances pour en acheter de l’eau, pour ses besoins et ceux de son malade.

C’est pourquoi, à notre avis, il urge de pallier ce problème majeur, avant que l’irréparable ne se produise.
Toute solution à ce problème devra se faire dans les brefs délais. Aucune intervention ne serait sous-estimée.

L’union fait la force!

La force majeure est celle, qui créerait un remède optimal à cours terme..

Les travailleurs ne veulent plus voir cet hôpital de niveau3 souffrir, (à l’image de la maladie imaginaire, dont illustrée Molière dans la « maladie imaginaire » au 17ème siècle) d’un manque de perfusion en eau. Ils veulent finir avec les critiques de certains usagers souvent très remontés.

Ils rappellent que, sans le lavage propre des mains, comme recommandée par L’OMS (organisation mondiale de la santé ), tous les carrefours de propagation des germes sont sans sécurité.
Ils recommandent que l’approvisionnement en eau dans leur structure, très convoitée et fréquentée soit menée délicatement et sainement.

C’est la unième fois que l’hôpital mathlaboul fawzaïni éprouve ces difficultés d’approvisionnement en eau.
Donc une solution qualitative et durable est souhaitée.

Nous prions que le voeux du Khalif général des mourides soit exaucé, enfin que l’eau potable coule pour alimenter les foyers et les autres lieux qui ne peuvent pas s’en passer.

Amiin

 

Ndongal Serigne Mountakha Al Bachir
Mbengue macoumba

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