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Guinée: les conditions d’une fin de transition

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A une semaine de la fin de l’ultimatum qui était servi par la CEDEAO à la junte militaire au pouvoir en Guinée pour la  restitution du pouvoir aux civils, le CNRD semble s’inscrire dans une logique de dilatoire.

Ce week-end, le ministre en charge de l’administration du territoire, Mory Condé a pris la parole pour s’exprimer sur les modalités de restitution du pouvoir aux civils. Pour lui, cette restitution « doit passer par plusieurs étapes ».

Il faut d’abord, selon Mory Condé, « procéder au recensement de la population, ensuite au recensement administratif à caractère d’état civil, avant de procéder à l’élaboration d’une nouvelle constitution puis son adoption par voie référendaire.

C’est ensuite qu’auront lieu les élections locales et régionale ainsi que l’organisation des législative et de la  présidentielle et ensuite l’installation du président élu pour mettre fin à la transition ».

Un calendrier qui vient d’être rendu public alors que la Communauté Économique des états de l’Afrique de l’Ouest avait menacé la Guinée de sanctions économiques et financières si la junte militaire ne respecte pas son engagement sur le calendrier de restitution du pouvoir aux civils qui doit normalement avoir lieu le 25 Avril prochain.

Les partis politiques guinéens (60) réunis autour de l’alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD), ont déjà pris leur distance par rapport au cadre de « concertation inclusif » lancé ce vendredi 15 avril par le gouvernement.

Les leaders des formations politiques de l’ANAD, pensent que le CNRD « joue au dilatoire » comme le confirme un membre du bureau politique du l’UFDG.  Selon Séllou Baldé, « dans le cadre des concertations qui s’étaient tenues au palais du peuple, tous les acteurs politiques et ceux de la société civile avaient déposé des mémorandums dans lesquels, des chronogrammes détaillés étaient suggérés ».

Pour lui, s’il y a « un cadre de dialogue qui peut fédérer les différents acteurs, il sera possible de mettre en place une commission technique qui va s’occuper de la question du chronogramme ».

Pour le moment les yeux sont braqués vers la Guinée qui, le 5 septembre 2021, a vu le Groupement des forces spéciales (GFS) s’emparer du palais présidentiel et procéder à la capture du président, Alpha Condé qui venait d’entamer un nouveau mandat dont la légitimité avait fait débat.

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