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Baisse des prix : un taux d’application de 66%, mais des ‘’poches de résistance’’ subsistent (ministre)

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Le ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et Moyennes entreprises (PME), Abdou Karim Fofana a fait état d’un taux d’application de 66% par rapport à la mise en œuvre des mesures de baisse des prix des denrées de première nécessité, prises à l’issue du Conseil présidentiel sur la cherté de la vie le 05 novembre 2022.

‘’Le travail continue avec les services du ministère du Commerce, de la Consommation et des PME. Et selon les agents, il n’y a jamais eu un niveau d’application aussi élevé de mesures de baisse de prix en l’espace d’un mois’’, s’est-il réjoui dans un entretien accordé à l’APS.

Invité mardi de la rédaction de l’APS, il a rappelé que les mesures d’application des nouveaux prix ‘’ont commencé à être mises en œuvre’’ le 14 novembre dernier, ‘’avec un taux de suivi satisfaisant’’.

Il a signalé que les services du ministère du Commerce ont visité, à travers le pays, plus de 12 666 boutiques à la date du 25 décembre 2022. Ces descentes sur le terrain ont permis de constater que 66% des boutiques ont ‘’appliqué réellement les prix’’.

Pour le reste des commerces visités, ‘’il y a eu des litiges avec des amendes d’un montant de 112 370 000 de francs Cfa et des saisies de produits’’, a-t-il indiqué.

Le riz (170 tonnes), le sucre (164 tonnes), la pomme de terre (9 tonnes), l’oignon (25 tonnes) et le lait en poudre (28 tonnes) figurent parmi les produits saisis.

Les services du ministère du Commerce ont aussi mis la main sur 1196 bidons d’huile de 20 litres et 3529 bonbonnes de gaz, a-t-il déclaré.

Il a ajouté que même des baguettes de pain ont été saisies chez des commerçants qui n’appliquaient pas les nouveaux prix, ou qui détenaient des produits ne répondant pas aux normes en vigueur.

‘’Il y a des poches de résistance et des produits sur lesquels, il faut l’avouer, il y a des difficultés, comme le sucre, l’oignon et la pomme de terre’’, a-t-il cependant avoué.

Fofana a donné l’exemple de situations où la raréfaction de certains produits est survenue pendant des périodes d’arrêt des importations et l’arrivée des productions locales sur le marché.

Il a fait état d’un glissement des prix en raison de la présence concomitante sur le marché national de produits d’origine importée et locale.

Donnant l’exemple de la pomme de terre, il a expliqué que la baisse de son prix a coïncidé avec la période d’importation de pommes de terre en provenance du Maroc, lesquelles n’étaient presque plus disponibles sur le marché sénégalais.

‘’En lieu et place, il y avait la pomme de terre qui venait de la Hollande avec le double du prix fixé par le gouvernement’’, a-t-il relevé.

‘’Il y a également la difficulté du suivi sur le terrain. Nous le faisons, mais nous aimerions le faire à une plus grande échelle avec les volontaires de la consommation de façon à pouvoir couvrir le territoire national de manière plus élargie’’, a ajouté Abdou Karim Fofana.

Ce suivi a pu être fait avec plus de 33000 appels sur le numéro vert mis en place. Il a signalé que les services compétents ont traité 12 200 réclamations et demandes de renseignements.

Pour continuer ce travail de suivi de la mise en œuvre des mesures de baisse des prix, a-t-il poursuivi, ‘’le Président [Macky Sall] a demandé que plus de moyens soient mis à la disposition des services régionaux et départementaux de commerce (…)’’.

Parmi ces moyens, il a cité la dotation en véhicules, pour ‘’assurer une présence beaucoup plus large et plus grande sur le terrain’’.

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