1er Mai 2026 : les syndicats haussent le ton, Cheikh Alassane Sène appelle à des réformes urgentes pour les travailleurs
À l’occasion de la célébration de la fête du Travail, ce 1er mai 2026, les centrales syndicales sénégalaises ont marqué leur présence à travers un grand défilé. Entre revendications sociales, dénonciation des conditions de travail précaires et appel à des réformes structurelles, Cheikh Alassane Sène, secrétaire général de la FGTS/A, s’est fait le porte-voix d’un mouvement syndical déterminé à faire bouger les lignes.
Une fête du Travail sous le signe de la mobilisation
Comme chaque année, le 1er mai a été célébré dans un esprit de solidarité, d’unité et de revendication. Pour Cheikh Alassane Sène, cette journée reste avant tout un moment de reconnaissance du rôle central des travailleurs dans le développement économique et social du Sénégal.
« Le 1er mai est une date symbolique où l’on célèbre le travailleur, mais aussi un moment pour rappeler les défis auxquels il fait face », a-t-il souligné.
Des revendications fortes pour de meilleures conditions de vie
Au cœur des préoccupations des syndicats figurent plusieurs points majeurs :
La réduction du coût de la vie, notamment les denrées de première nécessité
Le respect des libertés syndicales dans les entreprises
La lutte contre les licenciements abusifs
L’amélioration des conditions de travail dans les secteurs précaires, notamment l’hôtellerie et le gardiennage
Cheikh Alassane Sène a notamment dénoncé la situation de nombreux travailleurs, en particulier les gardiens, souvent sous-payés :
« Certains perçoivent à peine 40 000 à 50 000 FCFA. C’est inacceptable. L’État doit prendre ses responsabilités. »
Le secteur informel et les dérives dénoncées
Le responsable syndical a également pointé du doigt certaines pratiques illégales, notamment dans des structures informelles :
Des travailleurs non déclarés
Des conditions de travail non réglementées
L’absence de protection sociale
Il appelle à une intervention ferme des autorités pour assainir ces secteurs et garantir la dignité des travailleurs.
Vers une nouvelle dynamique syndicale
Face aux difficultés persistantes, les centrales syndicales ont décidé d’unir leurs forces. Pas moins de 133 organisations syndicales se sont regroupées pour porter une plateforme revendicative commune.
Objectif : renforcer le dialogue social et obtenir des réponses concrètes de l’État.
Un appel direct au chef de l’État
Les syndicats entendent transmettre leurs cahiers de doléances aux autorités, avec l’espoir d’ouvrir une nouvelle phase de négociations.
« Pour obtenir satisfaction, il faut une nouvelle dynamique. Nous restons engagés dans le dialogue, mais avec fermeté », a insisté Cheikh Alassane Sène.
Entre espoir et vigilance
Si certaines avancées ont été enregistrées, notamment à travers le pacte de stabilité sociale, les syndicats estiment que beaucoup reste à faire.
Cette édition 2026 du 1er mai aura ainsi été marquée par :
Une forte mobilisation syndicale
Une clarification des priorités sociales
Et un appel pressant à des réformes durables
À travers leurs prises de parole, les leaders syndicaux, dont Cheikh Alassane Sène, ont rappelé une réalité incontournable : le développement du Sénégal passe nécessairement par la valorisation de ses travailleurs.
Plus qu’une célébration, ce 1er mai 2026 s’impose comme un signal fort adressé aux autorités pour une meilleure prise en charge des préoccupations sociales.
Assane Diop