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REVUE DE PRESSE : Divers sujets au menu, la politique nostalgique de sa prééminence

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La livraison de mardi de la presse quotidienne s’intéresse à divers sujets d’actualité, dont certains se rapportent aux perspectives d’une éventuelle reconfiguration politique, étant entendu que les questions de gouvernance continuent de susciter l’intérêt des quotidiens depuis quelques jours.

 

Le quotidien Libération, par exemple, reste toujours autant intéressé par les secrets des rapports de la Cour des comptes dernièrement publiés, le journal évoquant à sa une du jour le cas de la commune de Sam Notaire, dans le département de Guédiawaye, à Dakar.

 

Il pointe un “braquage municipal” dans cette commune où des agents “reversaient une partie” de leur salaire au maire, une “pratique mafieuse” datant d’une période comprise entre 2015 et 2017, précise le journal.

Bès Bi donne la parole au chef de la division de la pêche artisanale, une des personnalités épinglées dans les derniers rapports rendus publics par la Cour des comptes. Il est reproché à Ibrahima Lô, “hors du territoire pendant 2 ans”, d’avoir continué à “percevoir son salaire sans prendre service”.

 

“L’intéressé, ‘outré’, a saisi la rédaction de Bès Bi pour apporter sa version, ce que la Cour ne lui a pas permis de faire. D’autant plus qu’il était parti se soigner aux Etats-Unis après avoir failli perdre la vue”, écrit le journal, avant de livrer à ses lecteurs “le droit de réponse [de cet homme] meurtri qui parle de +calomnie+”.

 

“S’il faut comprendre que les rapports publiés n’ont rien à voir avec la réalité de gestion des deux dernières années, on est loin des comptes de gaspillage et de pillage des ressources du pays”, soutient malgré tout le quotidien Kritik’, dans une sorte de réponse à certaines questions posées.

 

Il ajoute : “Les citoyens ébahis et heurtés dans leur conscience n’en finissent pas de découvrir l’énormité du scandale autour des sous du contribuable. Un vol national démaquillé par le nouveau pouvoir qui tarde encore à se décider sur le sort des cafards pourris de la République”.

 

”C’est à la justice de faire son travail sur les rapports d’audit”

 

Justement, sur ce point précis, une réponse n’a pas tardé de la part du porte-parole du gouvernement. “C’est à la justice de faire son travail”, réagi Moustapha Sarré, dans des propos rapportés par le journal Le Quotidien.

“Aux yeux de M. Sarré et au nom de la séparation des pouvoirs qu’il a invoquée, il appartient à la justice de décider des suites à donner [aux rapports des corps de contrôle rendus publics]”, insiste Le Quotidien.

Les questions de gouvernance continuent certes d’occuper grandement les quotidiens, mais cela ne semble pas remettre en cause l’intérêt tout aussi prononcé des journaux pour la problématique de la cherté de la vie, sujet sur lequel revient par exemple le quotidien Tribune.

 

“Les boulangers menacent d’augmenter le prix du pain à cause du prix du Woyofal”, à savoir l’électricité prépayée, annonce cette publication. De manière générale, reprend Walfquotidien, la question de la baisse des prix des denrées, “fixée au 15 mai”, constitue un “test majeur” pour le nouveau président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son gouvernement.

 

“Les Sénégalais n’attendent que ça. Le président de la République avait donné des instructions au gouvernement de lui proposer, ‘avant le 15 mai 2024’, un plan d’urgence pour baisser le coût de la vie”, écrit le même journal.

Les Echos, dans le même temps, font état d’une “faible progression de la mobilisation des recettes” à fin mars 2024, pour le compte des finances publiques, tout en faisant état d’une “hausse modérée de l’exécution des dépenses pendant la même période”.

 

Les sujets politiques tentent aussi de se faire une place, profitant du retour au bercail de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, candidat malheureux à la dernière présidentielle du 24 mars dernier. Absent du pays depuis sa défaite, Amadou Ba “est rentré hier au bercail”.

 

L’ancien Premier ministre “a été accueilli par des collaborateurs et partisans surexcités, qui ne cessaient de crier : ‘Amadou président’, ‘Papa nam nanioula’”, rapporte L’info.

 

L’opposition “brille par son mutisme”

 

Le quotidien Enquête sait cette occasion pour évoquer les perspectives de la constitution d’un pôle libéral démocrate, le journal considérant que la victoire du duo Diomaye-Sonko “a reconfiguré le système politique sénégalais en ouvrant l’ère des grands pôles qui semblent se constituer avant les prochaines élections législatives”.

 

“Le camp libéral-démocrate, à l’instar du PS, veut peser sur l’échiquier politique face à la déferlante Pastef qui entend assurer sa suprématie sur la scène politique sénégalaise”, écrit Enquête, pendant que Le Soleil s’interroge sur les capacités du Parti socialiste à renaître de ses cendres.

 

“Premier parti politique du Sénégal, le PS est confronté à une situation qui, selon des experts, lui impose une nouvelle approche plus démocratique et plus moderne”, analyse Le Soleil, en rappelant que la formation dirigée par Aminata Mbengue Ndiaye était membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar, “vaincue à la dernière élection présidentielle”.

 

Depuis, ajoute Le Soleil, le PS se trouve “dans une phase de questionnement sur son avenir, et son actualité est marquée par le retour annoncée de Khalifa Sall”, un des candidats malheureux à la dernière présidentielle.

Sauf que le nouveau pouvoir semble avoir la voie libre, avec une opposition qui “brille par son mutisme”, selon le constat de Walfquotidien. “Face à une opposition presque inexistante, fait observer le même journal, Bassirou Diomaye Faye déroule sa politique”.

 

“Avec les rapports des corps de contrôle [sur la gestion de l’ancien pouvoir] et les postes à pourvoir [par le nouveau gouvernement en place]”, le locataire actuel du palais de la République “est parvenu à maintenir ses opposants dans un silence de cimetière”, selon  Walfquotiodien.

 

Sud quotidien, intéressé par un tout autre sujet, annonce “le grand départ” pour le Bus Rapid Transit (BRT), le “Bus à haut niveau de service” devant être mis en service ce mercredi, si l’on en croit le journal.

“Annoncée depuis la mi-février, la mise en service pour exploitation commerciale de SUNU-BRT est prévue pour demain, mercredi, soit quatre mois après son inauguration en grande pompe par Macky Sall, le 14 janvier dernier, et environ neuf mois après le lancement des essais statiques pour la phase test, le lundi 21 août 2023”, écrit Sud Quotidien.

 

Avec APS

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