google.com, pub-8963965987249346, DIRECT, f08c47fec0942fa0
Informer juste notre devoir !!!

PRIX DE L’ÉNERGIE : LA VÉRITÉ DES PRIX RATTRAPE LE POPULISME D’HIER

0 1

Quand la baisse des prix du carburant et de l’électricité avait été annoncée en décembre 2025, on comprend pourquoi tant de Sénégalais l’ont accueillie avec soulagement. Pour beaucoup de familles, c’était enfin un peu d’air face au poids du quotidien. Mais le monde ne s’est pas arrêté à cette annonce.

 

Les tensions géopolitiques ont continué de pousser les cours du pétrole à la hausse, et cette réalité, on ne peut plus la fuir : elle pèse aujourd’hui lourdement sur nos finances publiques. Pour tenir ces prix coûte que coûte, l’État a mobilisé 729 milliards FCFA de subventions énergétiques en 2026 alors que le DPBEP n’en prévoyait au départ que 250 milliards. Un dérapage de près de 480 milliards FCFA, presque le triple de l’enveloppe initiale.

Et cet entêtement, on le voit déjà dans les chiffres : La croissance 2026, projetée à 3,2%, recule de 1,8 point par rapport à la loi de finances initiale conséquence directe de l’envolée des subventions et des moins-values de recettes qui vont avec cette enveloppe dépasse déjà largement les 412 milliards consacrés aux subventions énergétiques en 2025, presque un doublement en une seule année.

Le rythme fait peur : dès le premier trimestre 2026, 165,5 milliards FCFA avaient déjà été engloutis par le secteur. Alors posons la question franchement, parce qu’elle mérite d’être posée :
faut-il continuer à puiser toujours plus dans l’argent public pour maintenir artificiellement une baisse de prix, ou faut-il avoir le courage d’ajuster cette politique face à une crise qui s’installe dans la durée ?

Disons-le sans détour : cette baisse tenue à bout de bras par des milliards n’était pas une politique économique. C’était une mesure populiste, pensée pour l’applaudissement du moment, sans regard pour ce qu’elle coûterait demain. Geler un prix que le marché mondial ne justifiait plus, c’est de la politique politicienne : un pari sur le court terme, payé par l’avenir du pays.

 

Si l’État se voit aujourd’hui contraint de se rapprocher de la vérité des prix, ce n’est pas un échec à cacher. C’est simplement le prix du réalisme, après des mois de fuite en avant. Et ce réalisme, le contexte international ne laisse plus le choix de l’éviter : TENSIONS USA-IRAN : LE PÉTROLE FLAMBE, QUI PAIE LA FACTURE ?

Le conflit entre les États-Unis et l’Iran, dans un Moyen-Orient déjà sous tension, fait grimper le prix du pétrole sur les marchés mondiaux. Beaucoup y voient un simple chiffre qui défile sur les écrans boursiers. C’est plus complexe que cela ! Cette flambée touche l’économie réelle, celle des gens : la croissance ralentit, et les épargnes patiemment constituées s’épuisent pour absorber le choc.

Face à cela, le choix n’est pas simple, mais il est clair de maintenir les prix à tout prix  l’État subventionne, les dépenses explosent, et les investissements dont le pays a besoin restent bloqués. Réformer la politique économique  le budget immobilisé se libère, et un avenir plus solide devient possible.

Le Grand Parti le dit, et le répète aujourd’hui avec la même conviction : nous ne maîtrisons pas les tensions géopolitiques. Mais nous maîtrisons nos choix de politique intérieure.

À ceux qui critiquent déjà ce réajustement sans avoir proposé la moindre alternative crédible face à un dérapage de 480 milliards, une question simple: quel était leur plan ? Le vrai courage politique n’était pas de maintenir un prix intenable pour plaire. C’était d’avoir la lucidité de le corriger avant que le choc extérieur ne devienne une crise durable. Protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais reste, et restera, une responsabilité. Mais une politique économique digne de ce nom doit aussi préserver la capacité de l’État à investir dans l’école, dans la santé, dans les infrastructures, dans l’agriculture, etc. plutôt que de tout engloutir à compenser une hausse venue d’ailleurs !

 

Pape Medoune Sow, Grand Parti

Leave A Reply

Your email address will not be published.