𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗤𝗨𝗘́
Je tiens, au moment où la confiance du Chef de l’État m’est renouvelée pour la troisième fois, à exprimer ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, pour l’honneur qu’il me fait en me reconduisant dans mes fonctions ministérielles au sein du nouveau Gouvernement.
Avant l’arrivée de notre famille politique aux responsabilités nationales, je n’avais pas eu l’occasion de collaborer avec le Président Bassirou Diomaye Faye. Mais depuis que j’ai le privilège de servir sous son autorité et sous celle de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, j’ai particulièrement apprécié son soutien constant à la réalisation des chantiers du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires.
Il se trouve que ces chantiers demeurent ma seule et unique préoccupation. Je tiens à le dire devant nos concitoyens : je jure au nom d’Allah que jamais le Président de la République ne m’a parlé de projet politique.
Je souhaite également réitérer mes propos fraternels à l’endroit du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Ousmane Sonko. Au-delà des circonstances politiques du moment, il demeure pour moi un grand frère, un compagnon de lutte et une personnalité pour laquelle je conserve de l’estime, du respect et de la considération.
Nous avons partagé des combats, des convictions et une même volonté de contribuer à la transformation de notre pays. Rien de ce qui se passe aujourd’hui ne saurait effacer cette histoire commune ni les liens forgés dans la sincérité, l’intelligence et le respect mutuel.
Dans une œuvre intellectuelle sur la décentralisation, où chacun a écrit sa part, nous avons scellé un lien du savoir. Le savoir, le xam-xam, là où reposera toujours ma loyauté. Dans sa déclaration du 02 juin 2026, le Président du parti PASTEF, Ousmane Sonko, a indiqué que certains ministres reconduits dans le Gouvernement avaient choisi de ne pas se conformer aux orientations du parti.
Je veux répondre à cette affirmation avec franchise et responsabilité :
oui, j’ai agi en toute liberté et à titre personnel.
J’ai pris librement cette décision, en mon âme et conscience, sans aucune arrière-pensée.
Je ne l’ai pas prise par défiance, ni pour conserver une fonction, encore moins pour succomber à une quelconque tentation du pouvoir, car il n’y a pas de pouvoir à être un serviteur de la République.
Au contraire, je savais que j’allais perdre une famille politique, des compagnons de combat et faire face aux critiques, aux calomnies et aux insultes, contre lesquelles je me suis désormais forgé une solide résistance à force d’endurance.
Je l’ai prise parce qu’à un moment donné, chaque responsable public est confronté à un choix qui engage sa conscience, ses valeurs et ses principes.
Entre une logique partisane et ce que je considérais être mon devoir envers la Nation, à savoir honorer notre part des promesses faites au peuple sénégalais lors de la campagne de 2024, j’ai choisi de poursuivre la mission qui m’avait été confiée au service du Sénégal.
Je demeure convaincu que nos destins individuels, nos différends et nos contradictions personnelles pèsent peu face aux exigences de l’intérêt supérieur de la Nation.
Le Sénégal est plus grand que chacun d’entre nous.
J’ai agi par loyauté : la loyauté envers ma conscience, mon sens du devoir, ma liberté et ma dignité.
C’est cette conviction qui a guidé ma décision.
Je n’ai pas choisi la facilité ;
j’ai choisi le devoir, parfois ingrat.
Je n’ai pas choisi le confort de la popularité ;
j’ai choisi la continuité du service public dans la sobriété et la responsabilité.
Moussa Bala Fofana