Les nouvelles autorités qui viennent d’avoir deux ans à la tête du pays suite à la nouvelle alternance politique qui a installé Bassirou Diomaye Faye à la tête du pays ont, tout comme le régime précédent affiché la volonté de procéder à la baisse des prix du loyer.
Le Gouvernement de Ousmane SONKO avait fait l’annonce en avril 2025 de la baisse des prix du loyer à usage d’habitation.
Malgré l’existence de la loi 2014-03 du 22 janvier 2014 qui n’avait pas produit l’effet escompté, les nouvelles autorités ont jugé utile de mettre la main à la pâte. Elles devaient allier l’impératif de ne pas léser les bailleurs et préserver le droit des locataires.
En 2014, devant la flambée du loyer, l’Etat avait décidé de réguler les prix à la baisse, par l’adoption de la loi n° 2014-03 « portant baisse des loyers n’ayant pas été calculés suivant la surface corrigée ».
Cette décision de l’Etat était entre autre motivée par « une demande des populations, pour lesquelles le loyer représentait entre 34 et 37% du revenu ».
Pour gérer l’équilibre, l’Etat avait jugé nécessaire « d’anticiper les pertes de revenus locatifs que pourraient subir les bailleurs ». Cependant des mesures ont été prises. Celles-ci ont visé la simplification et l’allégement de l’impôt sur le foncier bâti avec des baisses de l’ordre de 25 à 28%.
Ainsi, une baisse entre 5 et 15% a été décidée sur une fourchette de prix du loyer entre 300 000 et 500 000 francs CFA.
Le véritable obstacle à cette volonté de pouvoir procéder à la baisse effective des prix résidait en l’absence de structure de régulation.
Cette absence de structure dédiée à la régulation a laissé libre cours à des pratiques abusives de certains bailleurs en particulier. Ces pratiques ont finalement pris le dessus sur la loi devant « l’impuissance » des autorités.
Le Gouvernement actuel avait « constaté les causes de l’échec » de la mesure de baisse du coût du loyer. Comme remède, il prévoit de mettre en place un dispositif qui va permettre
« de pouvoir jouer sur des leviers tels que la TVA et d’autres mécanismes financiers dans le but de permettre aux promoteurs immobiliers de pouvoir sentir un allègement sur les impôts et taxes ». A cette mesure, s’est ajoutée « une volonté » d’augmenter l’offre en s’appuyant sur l’expérience d’après indépendance.
Cela devait commencer par « ressusciter » des sociétés nationales telles que la SNHLM et la #Sicap.
Les gouvernants ont compris qu’il est indispensable d’équilibrer la demande à une offre permanente pouvant entraîner une réduction durable des prix.
Aujourd’hui, le constat est que l’équation du coût cher du loyer n’est toujours pas résolue au grand dam des pères et mères de famille qui ne sont pas encore propriétaire d’un toit.
Entre temps des acteurs continuent de se sucrer sur le dos des locataires alors que ces derniers n’ont aucune alternative à la loi.