En trois (03) mois, la maladie d’Ebola a fait 2.325 morts sur 4.945 cas confirmés, dépassant le bilan de la précédente flambée, en 2018-2020 dans l’est du pays, qui avait tué 2.299 personnes sur 3.381 cas. Avec ses chiffres, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) est devenue la plus meurtrière de l’histoire du pays, a confirmé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’épidémie dans l’est de la RDC était considérée jusqu’alors comme la plus meurtrière de l’histoire du pays entre 2018 et 2019. Selon l’OMS, la flambée actuelle est « la plus importante » que ce pays de la région des Grands Lacs n’ait « jamais connue », le nombre de nouveaux cas « doublant chaque semaine dans certaines zones particulièrement touchées ». En effet, cette annonce intervient dans un contexte où le virus Bundibugyo « prend le pas sur les mesures de lutte mises en place », a déclaré à ONU info, Tarik Jašarević, porte-parole de l’OMS.
La flambée actuelle s’est déjà étendue à 55 zones de santé affectées dans six (06) provinces de ce vaste pays d’Afrique centrale. Avec 28 des 36 zones de santé touchées, l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie. Si 730 patients sont en isolement ou hospitalisés, 1.040 personnes ont été guéries dont une trentaine de patients au cours des dernières 24 heures. Le suivi des contacts atteint désormais 85 %.
Pour l’instant, aucun vaccin ni traitement spécifique n’est disponible pour le variant Bundibugyo en cause dans l’épidémie. Toutefois, plusieurs vaccins sont à l’essai contre la souche du virus actuel.