À Dakar, la projection cinématographique organisée conjointement par le Cinéma Numérique Ambulant (CNA) et CGTN Français Sénégal a offert bien plus qu’un simple moment de divertissement. À travers images, récits et émotions partagées, cette initiative culturelle a célébré les similitudes entre les peuples africains et chinois, tout en posant les bases d’un dialogue interculturel durable, fondé sur la paix, la tolérance et l’humanité commune.
Un pont culturel entre l’Afrique et la Chine
La soirée de projection s’inscrit dans le cadre du programme « Regards croisés, futurs partagés », une initiative portée par CGTN Français Sénégal, en collaboration avec le Cinéma Numérique Ambulant (CNA). Présente à Dakar depuis 2015, la chaîne internationale chinoise a, selon sa représentante Mariama Sylla, voulu créer un espace de dialogue culturel accessible aux populations locales.
> « Nos deux structures se ressemblent sur plusieurs plans, notamment sur le plan culturel. Nous partageons des valeurs communes avec le Sénégal, mais aussi avec d’autres pays africains comme le Mali, le Burkina Faso, la Guinée ou la Côte d’Ivoire », a souligné la journaliste de CGTN.
À travers cette projection, les organisateurs ont mis en lumière des similarités culturelles, sociales et humaines, démontrant que malgré la distance géographique, les émotions, les récits et les aspirations restent universels.
Le cinéma comme langage universel
Pour Coumba Sarr, présidente du Cinéma Numérique Ambulant au Sénégal et CEO de Will Love Africa / Festival Love Africa, cette initiative répond à une vision profondément humaniste du cinéma.
> « Tout ce qui met en valeur l’humain, le partage et le respect nous intéresse. Cette rencontre est un véritable pont culturel entre nos deux peuples », a-t-elle expliqué.
Les thématiques portées par les deux structures – “Connecter nos imaginaires pour une résonance africaine forte” pour le festival Love Africa et “Construire l’avenir ensemble” pour CGTN – se rejoignent autour d’un objectif commun : utiliser la culture comme levier de paix et de compréhension mutuelle.
Une expérience collective forte en émotions
La projection a rassemblé plus d’une centaine de spectateurs, tous captivés par les images diffusées. Dans une atmosphère empreinte de sérénité et d’écoute, le public a partagé les mêmes émotions, confirmant le pouvoir fédérateur du cinéma.
> « Nous étions en paix, réunis autour d’un écran, partageant les mêmes sentiments. C’est ainsi que se construit le dialogue et que naît la paix », a insisté Coumba Sarr.
Cette expérience collective illustre l’impact direct du cinéma comme outil d’éducation culturelle, de sensibilisation et de rapprochement entre les peuples.
Une vision tournée vers l’avenir
Au-delà de l’événement, CGTN et le CNA entendent pérenniser cette dynamique de collaboration. Parmi les actions futures figurent le doublage de documentaires en wolof, afin de rapprocher davantage les contenus des populations sénégalaises, ainsi que la poursuite de projections itinérantes à travers le pays et la sous-région.
> « Ensemble, nous sommes plus forts, et ensemble, nos cultures auront une résonance plus internationale », a affirmé la présidente du CNA.
Quand la culture devient un outil de paix
À travers cette initiative, les organisateurs portent une ambition claire : contribuer à un monde plus tolérant, ouvert et solidaire, où la culture sert de langage commun.
En résonance avec la pensée de Léopold Sédar Senghor, évoquant l’enracinement et l’ouverture, cette rencontre cinématographique rappelle que le développement durable et la paix passent aussi par la reconnaissance et la valorisation des cultures.
Assane Diop