Blanchie par la Haute cour de justice : Ndèye Saly Diop Dieng, le soutien aux autres ministres de Macky Sall et le message à Amadou Bâ
Sortie blanchie de son face-à-face avec la justice, l’ancienne ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop Dieng, livre ses vérités. Entre critiques du système judiciaire et détermination politique, elle revient sur les mois qui ont suivi son inculpation et sur ce que cette épreuve a changé pour elle.
Une procédure jugée arbitraire
Dans un entretien accordé à L’Observateur, elle dénonce d’abord une procédure qu’elle juge arbitraire. Selon elle, aucune enquête ne l’avait visée avant sa comparution devant la Haute Cour de justice. « Je n’avais jamais été entendue auparavant, aucune enquête ne m’avait concernée avant ma présentation devant la Commission d’instruction », affirme-t-elle, rappelant qu’elle a été placée sous contrôle judiciaire sans interrogatoire préalable.
L’ancienne ministre s’interroge également sur le fonctionnement de cette juridiction : « Je pense qu’il est temps d’engager une réflexion sérieuse sur l’avenir de cette juridiction, voire sa suppression ou, à tout le moins, sa réforme profonde. » À ses yeux, ce qui devait être un privilège de juridiction s’avère « moins protecteur que les juridictions de droit commun ».
« Comment j’ai préparé mes enfants »
Sur le plan personnel, elle assure avoir traversé cette période avec sérénité. « La vie publique expose inévitablement à des épreuves. D’une certaine manière, je suis “vaccinée” », confie-t-elle, expliquant que ses enfants, aujourd’hui majeurs, ont été préparés aux « coups durs » liés à l’engagement politique.
Malgré les difficultés, elle insiste sur la solidarité familiale : «Aucune famille ne traverse ce type d’épreuve sans être touchée, mais nous sommes restés unis, solidaires et profondément confiants.» Elle évoque également le soutien populaire, notamment les vidéos de femmes de Grand-Dakar devenues virales, qui l’ont profondément marquée.
Cap sur 2029 avec Amadou Bâ
La députée non inscrite affirme désormais regarder vers l’avenir politique. Elle adresse d’abord un message de soutien à d’autres personnalités citées dans des procédures judiciaires : «Je tiens à adresser toute ma solidarité à ma sœur Sophie Gladima, ainsi qu’au ministre Ismaïla Madior Fall, et aussi à Moustapha Diop et Mansour Faye.»
Dans le même temps, l’interlocutrice du quotidien du Groupe futurs médias affiche clairement ses ambitions pour les prochaines échéances. «Mon objectif est clair : travailler à la victoire du président Amadou Bâ en 2029», déclare-t-elle, annonçant un travail de terrain avec la structuration d’une nouvelle formation politique et la mobilisation des militants sur l’ensemble du territoire national.