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BBC, New York Times, Al Jazeera…: La presse internationale réagit au report de la Présidentielle au Sénégal

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Samedi 3 février dernier, le président Macky Sall a annoncé le report de la Présidentielle de 2024. Le Chef de l’État a précisé un conflit entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel pour motiver sa décision. A l’international, comme constaté par Seneweb, cette annonce du chef suprême de la magistrature jette l’opprobre sur la stabilité et l’exception démocratique sénégalaise tant louées.

« La situation politique au Sénégal suscite une inquiétude internationale après que le président Macky Sall a annulé les élections de ce mois-ci en raison d’un conflit sur l’éligibilité des candidats (…). Le Sénégal est considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest, mais l’incertitude quant au moment où les citoyens auront la possibilité de voter ainsi que les soupçons selon lesquels la course électorale n’est pas libre et équitable sapent cette image », écrit la BBC.

« Le Sénégal a jusqu’à présent été épargné par les coups d’État militaires qui ont récemment secoué d’autres anciennes colonies françaises voisines dans la région aride du Sahel, juste au sud du Sahara. Mais les critiques du Président l’ont accusé samedi d’avoir perpétré un coup d’État constitutionnel », a jugé le New York Times.

« Dans un discours à la nation, Sall a déclaré qu’il avait signé un décret abolissant une mesure antérieure qui fixait la date à laquelle les législateurs enquêteraient sur deux juges du Conseil constitutionnel dont l’intégrité dans le processus électoral avait été remise en question « , écrit CBS News. Qui ajoute :  » Un ministre du gouvernement sénégalais a annoncé sa démission samedi, quelques heures après que Sall a annoncé le report sine die de l’élection présidentielle du 25 février. Abdou Latif Coulibaly a déclaré dans un communiqué qu’il démissionnait parce qu’il souhaitait avoir « pleine et entière liberté » pour défendre ses convictions politiques »,

Le média arabe, Al Jazeera, a préféré parler des arrestations et affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. « La police a procédé à des arrestations et tiré des gaz lacrymogènes alors que les partisans de l’opposition protestaient contre la décision du Président Macky Sall de reporter les élections au Sénégal. Des affrontements ont éclaté dimanche alors que les législateurs fédéraux se préparaient à débattre d’un projet de loi visant à officialiser le report du vote du 25 février «  » Des manifestants, dit-il,  se sont rassemblés dans la capitale Dakar après que des personnalités de l’opposition et des candidats à l’élection présidentielle ont rejeté l’annonce de samedi et appelé les citoyens à défendre la démocratie « .

 » Les manifestants à Dakar ont critiqué dimanche le Président sénégalais Macky Sall pour avoir reporté l’élection présidentielle du pays, se rendant en masse le jour qui aurait été le début de la période de campagne. Le correspondant de France 24, Sam Bradpiece, rapporte que les manifestants ont passé la majeure partie de l’après-midi à fuir la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et empêché les manifestants de se rassembler sur le site officiel de la manifestation », a noté Yahoo News UK.

« Le vote crucial de la Présidentielle a été entaché de controverses, depuis des affrontements meurtriers qui ont conduit Sall à annoncer qu’il ne briguerait pas un troisième mandat jusqu’à la disqualification de deux dirigeants de l’opposition par la plus haute autorité électorale. Parmi les disqualifiés figurait Ousmane Sonko, troisième à l’élection présidentielle de 2019 et considéré comme le favori des jeunes. Il a allégué une répression contre l’opposition, ce que le gouvernement de Sall nie », fait remarquer le média canadien Vancouver Sun.

« L’annonce, faite dans un contexte de crise politique par le président élu en 2012 et réélu en 2019, a aussi provoqué l’inquiétude à l’étranger, et plonge à nouveau dans l’inconnu ce pays réputé comme un îlot de stabilité en Afrique, mais qui a connu depuis 2021 différents épisodes de troubles meurtriers », écrit Franceinfo.

« L’Assemblée nationale avait plus tôt mis sur pied une commission d’enquête parlementaire pour éclaircir le processus de sélection des candidats alors que deux juges du Conseil constitutionnel sont accusés de corruption. Le texte a toutes les chances d’être voté, lundi matin, par la majorité présidentielle et le Parti démocratique sénégalais (PDS), qui soutiennent l’initiative, représentant plus de trois quarts des élus de l’Assemblée », juge le journal Le Monde.

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