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« Aveux signés, datés et envoyés » : Bachir Fofana met la lumière sur les zones d’ombre autour des 37 milliards FCFA du projet ASER-AEE Power

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Dans son ouvrage intitulé « Aveux signés, datés et envoyés : lumière sur 37 milliards dans les ténèbres », le journaliste et auteur Bachir Fofana revient sur un dossier qui continue d’alimenter les débats publics au Sénégal : celui du projet d’électrification rurale impliquant l’ASER (Agence sénégalaise d’électrification rurale), AEE Power EPC et AEE Power Sénégal.

À travers une enquête documentée, l’auteur entend apporter un éclairage sur les différentes étapes de ce dossier, les engagements pris, les documents contractuels, les responsabilités administratives ainsi que les interrogations soulevées autour d’un financement annoncé de 37 milliards de francs CFA.

L’ouvrage ne se présente pas comme un jugement, mais comme une contribution au débat citoyen, en posant des questions essentielles : quelle utilisation a été faite des ressources mobilisées ? Quels résultats concrets pour les populations concernées ? Quels mécanismes de contrôle ont accompagné l’exécution du projet ?

Au cœur des préoccupations figure notamment la situation des 1 700 villages qui devaient bénéficier de l’électrification. Les populations rurales, qui attendaient un accès renforcé à l’électricité, sont aujourd’hui au centre des interrogations sur les éventuels retards, impacts sociaux et préjudices liés à la mise en œuvre du programme.

L’auteur évoque également la question du ratio de 1,5 %, un élément technique du dossier qui mérite, selon plusieurs observateurs, d’être expliqué clairement à l’opinion publique afin que chacun puisse comprendre les enjeux financiers et contractuels.

Un débat qui dépasse les acteurs du dossier

Cette affaire intervient dans un contexte où la gestion publique est scrutée avec une attention particulière. Plusieurs personnalités publiques ont pris position sur la nécessité d’une gouvernance transparente.
Le journaliste et analyste Cheikh Yérim Seck, dans ses interventions, a notamment abordé la question de la gestion du pouvoir actuel et évoqué le concept d’« homo-pastefiensis », alimentant le débat politique sur les pratiques et les orientations du nouveau régime.

De son côté, Abdoulaye Diouf Sarr a fait un parallèle avec la gestion de la pandémie de COVID-19, rappelant les débats qui avaient entouré un dossier financier de plusieurs milliards de francs CFA, tout en estimant que la question actuelle des 37 milliards FCFA représente un enjeu d’une autre dimension en raison de son impact potentiel sur des milliers de citoyens.

Le dossier interpelle également d’anciens responsables publics, dont Ali Ngouille Ndiaye, ainsi que Birame Faye, sous la supervision scientifique du professeur Mbaye Thiam, dans le cadre des débats et analyses autour de la gouvernance publique.

La justice et l’exigence de vérité

Au-delà des polémiques politiques, l’affaire pose une question fondamentale : celle de la vérité sur l’utilisation des fonds publics et du respect des engagements pris envers les populations.

Les Sénégalais attendent désormais des clarifications précises, des réponses documentées et, si nécessaire, l’intervention des institutions compétentes afin que toute la lumière soit faite dans le respect des principes de l’État de droit.

Avec « Aveux signés, datés et envoyés », Bachir Fofana ouvre ainsi un débat national sur la transparence, la responsabilité publique et le droit des citoyens à connaître la réalité d’un projet présenté comme stratégique pour l’accès universel à l’électricité.

 

Assane Diop

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