Le délégué général aux Affaires religieuses, Djim Ousmane Dramé, a annoncé l’élaboration d’une cartographie de tous les évènements religieux au niveau national, afin de mieux organiser les modalités de participation de l’État à l’organisation de ces manifestations.
“Nous allons essayer d’avoir la cartographie de tous les événements religieux au niveau national […] Nous allons commencer le travail avec les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets”, a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS.
Selon M. Dramé, l’élaboration de cette cartographie se fera en relation avec le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique et tout autre département ministériel concerné.
Concernant les modalités de participation de l’État à l’organisation de ces événements religieux, il a souligné que l’Etat ne pouvant tout faire, son rôle sera surtout d’accompagner.
“Il y a l’organisation matérielle, mais il y a également l’organisation financière. L’État ne peut pas tout faire, mais il contribue et accompagne”, a indiqué le délégué général aux Affaires religieuses.
Il a indiqué qu’une autre mission assignée à la Délégation générale aux affaires religieuses (DEGAR) consiste à recenser les principaux lieux de culte et d’éducation religieuse, ainsi que les associations et autres organisations intervenant dans les activités religieuses.
“Nous avons commencé à travailler avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) sur le nombre de mosquées, d’églises, etc… Et cela va nous permettre de mieux nous occuper de la question”, a-t-il dit.
Dans ses missions, la DEGAR s’occupe de toutes les religions du Sénégal, l’islam, le christianisme et les religions traditionnelles, a rappelé le délégué général aux Affaires religieuses.
“L’une des missions de la délégation, c’est de travailler à consolider d’abord le rapport entre l’État et les religieux, mais également de préserver nos valeurs, les valeurs religieuses, spirituelles, sociales, culturelles, cultuelles”, a-t-il indiqué.
La DEGAR a également pour mission d’œuvrer à la bonne gestion du service religieux ainsi qu’à la promotion de l’insertion des diplômés en langue arabe.
“À ce titre, elle est notamment chargée du suivi de la mise en œuvre des actions définies par l’État pour la consolidation des préceptes religieux basés sur la tolérance et le dialogue interreligieux” , a ajouté Djim Ousmane Dramé.
Le suivi du programme spécial de développement des grands foyers religieux, précisément la modernisation des cités religieuses, fait aussi partie des missions de la Délégation générale aux Affaires religieuses. Le délégué général a signalé qu’une commission nationale a déjà été créée à cet effet.
La Délégation générale aux Affaires religieuses a été créée par le décret n° 2025-1958 du 05 décembre 2025, en remplacement de la Direction des Affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe.