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Quand Poutine rebat les cartes de la géopolitique (Par Mohamed DIA)

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Obsession personnelle ou guerre froide ? La demande de Poutine est que l’Ukraine s’engage à ne jamais rejoindre l’OTAN, exige le retrait des infrastructures militaires installées dans les États d’Europe de l’Est et aussi la limitation du nombre de soldats déployés dans ces pays qui sont devant la Porte de la Russie.

Tout le monde se hâte de tirer des conclusions ou de prendre parti sans vraiment connaître les tenants et aboutissants de cette crise. En si peu de temps, le monde s’est bouleversé, les sanctions se corsent contre Kremlin, et cela, sans épargner les grandes économies du monde. Le prix du baril du pétrole a grimpé, l’inflation s’accentue et tout cela en deux semaines.

Poutine est en train de rebattre les cartes de la géopolitique avant que l’OTAN ne le devance. Comment l’OTAN avec beaucoup de temps et d’influence à son actif a pu échouer face à une Russie hésitante ?

ETATS-UNIS-RUSSIE

De 1992 à 2007, une année avant la convention de Bucarest, le gouvernement américain a engagé plus de 16 milliards de dollars d’aide à la Russie, dont plus de 3,7 milliards de dollars d’aide de la Freedom Support Act (FSA) pour la démocratisation et l’aide sociale et humanitaire. La plupart du reste des fonds a été alloué à l’initiative Nunn-Lugar et à d’autres programmes liés à la sécurité.

Depuis 1996, l’aide directe au gouvernement russe s’est articulée sur sa vente continue de la technologie des réacteurs nucléaires à l’Iran. Le projet de loi sur l’aide étrangère de 2001 interdisait 60 % de l’aide au gouvernement central de la Russie s’il ne coopérait pas avec les enquêtes internationales sur les allégations de crimes de guerre en Tchétchénie ou ne donnait pas accès aux ONG effectuant un travail humanitaire en Tchétchénie.

Cependant, en raison de la coopération de la Russie avec les États-Unis dans sa guerre contre le terrorisme, la disposition sur les crimes de guerre a été abandonnée.

L’ancien sénateur démocrate Sam Nunn et le sénateur républicain Richard Lugar ont, par cette initiative, beaucoup contribué au démantèlement des armes nucléaires déclarées en surplus.

Ainsi, vers fin 2004, le nombre de systèmes d’armements désactivés ou détruits par les Etats-Unis dans le cadre des programmes Nunn-Lugar s’élevait à 6,462 ogives nucléaires, 550 missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), 469 silos ICBM, 13 lanceurs mobiles ICBM, 135 bombardiers, 733 missiles nucléaires air-sol, 408 lanceurs de missiles sous-marins, 530 missiles lancés de sous-marins, 27 sous-marins nucléaires et 194 tunnels d’expérimentations nucléaires.

En contrepartie, l’administration américaine a fourni 148 millions de dollars aux Russes en 2003, 93,4 millions de dollars en 2004, 85 millions de dollars en 2005, 48 millions de dollars en 2006 et 58 millions de dollars en 2007.

LA RUSSIE DE POUTINE

Dmitri Medvedev, successeur choisi de Poutine et protégé de longue date, a été élu président de la Fédération de Russie le 2 mars 2008 avec environ 70 % des voix. Medvedev, ancien premier vice-Premier ministre, a annoncé pendant la campagne que s’il était élu, il proposerait Poutine au poste de Premier ministre.

Medvedev a été nommé président le 7 mai ; Poutine a été confirmé comme Premier ministre le lendemain. Le parti Russie unie du Kremlin avait précédemment remporté les élections législatives (2 décembre 2007), remportant plus des deux tiers des sièges à la Douma, qui est la chambre basse de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, tandis que le Conseil de la Fédération est la chambre haute.

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