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L’UCAD de nouveau rattrapée par les démons de la violence

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De nouveaux incidents violents sont venus perturber le climat déjà fragile à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Des affrontements ont opposé, le mercredi 21 janvier 2026, des vigiles de l’UCAD à des étudiants affiliés au mouvement Kékendo, provoquant des scènes de vandalisme et de vives tensions à l’intérieur du campus, selon des informations rapportées par « L’Observateur ».

Les faits auraient débuté par une altercation entre un étudiant, présenté comme membre du Kékendo, et un agent de sécurité en service. Pour des raisons encore inconnues, la dispute aurait rapidement dégénéré, donnant lieu à des affrontements violents et à des dégradations de biens universitaires.

Ces événements surviennent dans un contexte particulièrement sensible, quelques semaines seulement après la suspension de mouvements de protestation marqués par des violences au sein de l’établissement. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux ont ravivé le sentiment d’insécurité sur le campus, rappelant des épisodes de violences extrêmes déjà connus par le passé.

Au cours des échauffourées, l’étudiant impliqué dans l’incident initial aurait été grièvement blessé par arme blanche. Selon « L’Observateur », la blessure lui aurait été infligée par le vigile avec lequel il s’était opposé. Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat du Point E, dans le cadre de l’enquête ouverte.

L’arrestation du vigile n’a toutefois pas suffi à apaiser les tensions. En réaction, des étudiants membres du mouvement Kékendo auraient organisé une riposte, marquée par des actes de vandalisme à l’intérieur du campus. Plusieurs infrastructures universitaires, notamment des restaurants, auraient été endommagées, tandis que certains agents de sécurité ont été pris pour cible.

Face à la gravité des faits et au risque d’une escalade incontrôlée, les autorités ont été alertées. Le ministre de l’Intérieur a notamment été saisi afin de renforcer les dispositifs de sécurité et prévenir de nouveaux débordements.
Sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les responsabilités. Les investigations se poursuivent pour identifier l’ensemble des personnes impliquées dans ces violences, qui viennent une nouvelle fois ternir l’image de ce haut lieu de l’enseignement supérieur sénégalais.

 

 

avec Seneweb.com

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