Le temps passe, un silence très gênant règne dans les sphères de l’Etat. Il est regrettable qu’on n’en arrive là. (Serigne Chouébou DIONE)
Le nouveau régime a trop laissé durer la récréation avec les sortants. Il n’y avait pas à forcer un dialogue avant d’avoir posé les arcanes d’un changement durable.
Elle a beau se faire avec intelligence, la Révolution n’est jamais la Réforme, ou alors ce sera à ses risques et périls.
Si la technocratie et l’expertise suffisaient pour construire un Sénégal solide et au service de son peuple, on n’aurait pas besoin, à notre époque, d’un Ousmane SONKO pour raviver la fibre patriotique.
Ousmane incarne l’idéal du peuple sénégalais. Sur ce plan, son caractère ou ses défauts personnels m’importent peu, car tout le monde en a. Et, en attendant que le brouillard se dissipe, je le dis ici et maintenant, je vais toujours dans le sens de l’idéal du peuple sénégalais.
La protection de l’idéal des “petits pays”, c’est la ferveur populaire, seule gage de la liberté politique des peuples qui ont fraîchement accédé à l’indépendance juridique.
Le Président de la République doit avoir hautement conscience de cette donnée historique, lui qui, semble-t-il, est un grand lecteur.
Ceux qui pensent qu’il peut gouverner ce pays sans Ousmane, ou bien sous-estiment la légitimité politique de ce dernier, ou bien surestiment la puissance des décrets.
Ousmane, à lui seul, réunit les légitimités parlementaire et populaire. Sans sa coopération, aucun gouvernement ne peut avoir la confiance du Parlement. Sans sa pédagogie, aucune communication ne pourra faire avaler au peuple la pilule des réformes difficiles (et nécessaires).
Il faut être lucide et voir que, dans ce pays et pour l’heure, rien ne peut se faire sans Ousmane SONKO.
Par conséquent, les orientations qu’il donne doivent peser dans les décisions étatiques proportionnellement à son poids politique. Cela n’est pas un problème d’égo mais de légitimité : si on évince la légitimité dans un régime démocratique, il ne restera plus grand chose.
A Diomaye je dis d’écouter l’appel du peuple : lisez les rapports, c’est important, mais sortez lire, sans filtre, le livre ouvert qu’est le Sénégal. Voilà une information directe qui n’a point besoin des renseignements généraux pour vous parvenir…..
Serigne Chouébou DIONE,
Mbacké, le 14 novembre 2025.