Koumpentoum: l’autorité de l’État réaffirmée face à l’indiscipline de députés de PASTEF à l’instar de leur mentor et chef de leur parti. (Bougar Garmi Diouf)
L’incident survenu à Koumpentoum lors du festival Pencum Niany pose une question essentielle : celle du respect du protocole républicain et de l’équilibre entre autorités administratives et représentants du peuple.
Dans l’ordre institutionnel sénégalais, le préfet représentant de l’État dans le département incarne l’autorité administrative et veille au respect des règles protocolaires lors des cérémonies officielles. Les députés, quant à eux, tirent leur légitimité du suffrage universel, mais cela ne les dispense nullement de se conformer aux usages républicains, surtout dans un cadre officiel.
En refusant de se lever, les députés Moussa Mbaye et Awa Sow ont posé un acte qui dépasse la simple posture politique. Il s’agit d’un manquement au respect des institutions, car le protocole n’est pas une faveur personnelle faite à un préfet encore moins liée à son genre mais une exigence liée à la représentation de l’État. Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, l’autorité préfectorale mérite le même respect.
La réaction de la préfète, en exigeant soit le respect du protocole soit la libération de la tribune, apparaît dès lors pleinement justifiée. Elle a rappelé avec fermeté que l’espace public institutionnel n’est pas un lieu de défiance symbolique, mais un cadre régi par des règles claires. Cette attitude mérite d’être saluée : elle participe à la préservation de l’autorité de l’État et à la stabilité des pratiques républicaines.
À l’inverse, le comportement de ces élus de PASTEF soulève des interrogations plus larges. Lorsqu’un parti politique, ou certains de ses responsables, adoptent de manière répétée une posture de rupture avec les codes institutionnels, cela finit par installer une banalisation de l’irrespect des règles communes. Cette attitude n’est pas sans rappeler certaines séquences récentes, notamment lors des célébrations du Fête de l’Indépendance du Sénégal, où des écarts au protocole ont également été relevés.
Un parti qui aspire à gouverner se doit d’incarner la rigueur institutionnelle, le respect des symboles de l’État et l’exemplarité dans les comportements publics. À défaut, il alimente une confusion dangereuse entre opposition politique légitime et désordre institutionnel.
En définitive, les responsabilités sont claires :
Le préfet a agi dans le strict respect de ses prérogatives.
Les députés ont manqué à une exigence élémentaire de discipline républicaine.
Il est donc légitime de remercier vivement la préfète pour avoir imposé, avec autorité et sang-froid, le respect du protocole de l’État. Car au-delà des individus, c’est la crédibilité de l’État et le respect des institutions qui étaient en jeu.
Coalition Défense des Valeurs et des Fondamentaux Républicains C2SR