Insalubrité au marché «Gueule Tapé» : la vente des aliments par terre, un problème d’hygiène publique

Insalubrité au marché «Gueule Tapé» : la vente des aliments par terre, un problème d’hygiène publique
Dans la plupart des marchés de la capitale sénégalaise, la vente des produits alimentaires, (légumes, poisons, fruits…) se fait d’une manière don l’hygiène laisse à désirer habituelle. Les risques soucis sanitaires sont énormes et extrêmement graves pour les consommateurs. Un tour au marché «Gueule Tapée» permet de confirmer l’ampleur de la triste réalité.

Depuis plus d’un mois, les commerçants sénégalais se sont levés en bouclier pour combattre les supermarchés Auchan. Pourtant, il y a d’abord un grand combat à mener : c’est l’insalubrité chronique et caractérisée dans nos marchés. La grande poubelle au milieu du marché «Gueule Tapée des Parcelles Assainies, est remplie de saletés depuis des mois. Mais visiblement, ni l’odeur nauséabonde ni les gros vers blancs qui flottent par ci et par là, ne dérangent.

Pire encore, avec toute cette saleté et cette odeur à couper le souffle, les vendeurs de légumes, de poissions et de fruits étalent à même le sol, à côté des tas de déchets. Même les poulets de chair sont exposés à l’air libre. Et ils sont tout le temps pris d’assaut par des nuées de mouches qui y laissent constamment leurs déchets.

La sécurité, n’en parlons pas. Le marché «Gueule Tapée» étant divisé en deux parties par la route, les vendeurs qui ont leurs étalages à proximité de la route ne sont jamais à l’abri du danger. A côté, il y’a aussi les « clandos » et les moto-taxis qui stationnent. Là aussi, c’est le désordre total. Et, sans que cela ne leur gène, les commerçants comme les chauffeurs cohabitent à longueur de journée avec des tas d’ordures et des flaques d’eau aux odeurs nauséabondes dans lesquelles de gros vers blancs jouent à saute-mouton.

En même temps, les clients ne sont pas épargnés. Car, à chaque fois qu’ils viennent au marché, ils sont confrontés à cette odeur malsaine, mais aussi ils sont obligés de marcher sur les gros vers de terre.

Pendant ce temps, ces commerçants au lieu de régler ces problèmes susmentionnés avec la mairie qui récupèrent quotidiennement la journalière ou «Diouti» (allant de 100 FCFA à 300 FCFA), se permettent d’organiser des rencontres contre les grandes surfaces particulièrement Auchan.

Au moins, on peut tout leur reprocher tout sauf la malpropreté. La structuration des produits est bien agencée à travers des rayons. L’assainissement est de mise. En gros, rien que la bonne organisation et l’accueil, en plus de l’adoption des prix de pénétration poussent beaucoup de clients à abandonner nos marchés nationaux.

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