Le Sénégal a décidé, pour prévenir les difficultés économiques susceptibles de survenir à cause de la guerre au Moyen-Orient, de ‘’protéger les flux essentiels’’ et de ‘’prévenir la spéculation’’ tarifaire des produits de consommation, selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 4 mars.
Le texte reçu de la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, fait état de ‘’mesures préventives de protection macroéconomique, énergétique, logistique et sociale’’ à prendre.
‘’Face à notre vulnérabilité, la doctrine pour le Sénégal consiste à protéger les flux essentiels, à cibler le soutien public, à prévenir la spéculation et à centraliser les arbitrages’’, note Mme Faye, également secrétaire d’État chargée des Relations avec les institutions.
‘’C’est pourquoi le Premier ministre a décidé de mettre en place, sous la supervision de la Primature, un dispositif de pilotage de cette crise’’, déclare le communiqué du Conseil des ministres.
Il ajoute qu’‘’une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée’’. Et ‘’des situations consolidées seront dressées à l’attention du chef de l’État’’ afin de prévenir les difficultés économiques susceptibles de découler de l’invasion de l’Iran par les États-Unis d’Amérique et Israël.
‘’Face à l’escalade militaire constatée sur la scène internationale, le Premier ministre a exposé les risques de perturbations du détroit d’Ormuz qui, au-delà de la fermeture physique, peuvent être combinés à un choc des prix, à un renchérissement du fret et de l’assurance, à une tension sur les approvisionnements critiques’’, a écrit Marie Rose Faye.
Une importante proportion des produits pétroliers consommés au Sénégal et dans de nombreux autres pays passe par le détroit d’Ormuz, qui pourrait être fermé à cause de l’invasion de l’Iran.