Militant socialiste de longue date et responsable engagé au sein de nos instances, j’ai pris connaissance du Manifeste « DundalPS – Faire revivre le PS » avec attention et sens des responsabilités.
Les préoccupations qui y sont exprimées traduisent une impatience réelle et une exigence légitime de renouveau, largement partagées au sein de notre Parti. Elles méritent d’être entendues avec sérieux, car elles rappellent une vérité essentielle : le Parti socialiste doit impérativement se renforcer, se moderniser et retrouver toute sa capacité d’initiative politique et militante.
Cependant, cette reconstruction ne saurait s’opérer dans la confusion des rôles, ni dans une mise en cause globale de nos instances, encore moins dans des démarches susceptibles d’accentuer les fractures internes. Le Parti socialiste s’est toujours distingué par sa culture du débat organisé, du respect des règles communes et de la primauté du collectif sur les ambitions particulières.
La situation actuelle du PS appelle une responsabilité partagée. Elle ne peut être imputée à une direction, à une période ou à des personnes isolées. Beaucoup d’entre nous, à divers niveaux, avons exercé ou exerçons encore des responsabilités. La lucidité impose donc d’assumer ensemble notre part d’engagement, de choix et parfois d’erreurs, pour mieux construire l’avenir.
Le Parti socialiste demeure un cadre politique structuré, doté de textes, d’instances et de mécanismes démocratiques qui doivent rester la boussole de toute dynamique de refondation. Le débat est nécessaire ; il doit cependant s’inscrire dans les espaces légitimes, afin de déboucher sur des décisions collectives claires, notamment à travers les échéances statutaires prévues.
Pour ma part, je fais le choix d’un rassemblement exigeant : un rassemblement qui n’élude ni les difficultés ni les responsabilités, mais qui refuse la logique de confrontation interne permanente. Je crois à un Parti socialiste capable de se réformer en profondeur sans se fragiliser davantage, de se renouveler sans se renier, et de se projeter vers l’avenir dans l’ordre, la méthode et la cohésion.
J’invite donc l’ensemble des militantes et militants, ainsi que toutes les sensibilités du Parti, à privilégier le dialogue structuré, à renforcer la discipline démocratique et à unir leurs efforts autour d’un objectif commun : redonner au Parti socialiste sa crédibilité politique, sa force militante et sa capacité à incarner une alternative crédible pour le Sénégal.
Le Parti socialiste peut être critiqué ; il ne doit pas être fragilisé. Il peut être réformé ; il ne doit pas être fracturé.
Vive l’unité!
Vive la Secrétaire Générale!
Vive le Parti Socialiste.
Professeur Louis Thomas CISS
Secrétaire général des Coordinations PS du Département de Thiès
Membre du SEN / Bureau Politique