Comment le monde est devenu accro à “la Casa de papel

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Succès planétaire depuis sa mise en ligne sur Netflix en fin d’année dernière, cette série espagnole, qui mêle action à l’américaine et sentimentalisme latino, a su séduire geeks et altermondialistes.

Des masques de Dalí vendus dans les magasins de farces et attrapes du monde entier, la cotte rouge des braqueurs espagnols de Netflix devenue en quelques mois le vêtement officiel de l’insoumission à l’ultralibéralisme (nos zadistes et nos cheminots l’ont fièrement arborée en tête de cortège de leurs manifs) ou ce chant des partisans antifascistes italiens, “Bella ciao”, vieux de trois quarts de siècle, qui, remixé par les doigts opportunistes du rappeur Maître Gims ou du Tropézien Jean Roch, s’impose comme le tube de l’été des millennials… C’est à ce type de phénomène de récupération tous azimuts qu’on mesure l’amplitude d’un succès populaire, et force est de constater que celui de “la Casa de papel”, série espagnole diffusée en mondovision par Netflix depuis la fin de l’année dernière, approche l’indice maximal sur l’échelle de la pop culture.

Un cheminot gréviste à Paris, le 14 mai dernier, porte la tenue des braqueurs de la série. (Antena 3/Netflix- François Mori/AP/Sipa)

De la Suisse à la Turquie, on ouvre des bars éphémères où, dans une salle aménagée comme un coffre-fort, le consommateur sirote son mojito servi par un garçon masqué vêtu de rouge. Même le Musée Grévin surfe sur la vague… Dans une alcôve de la pièce centrale du panthéon de cire parisien, on peut désormais admirer les éléments phares de la série : une pluie de billets de 50 euros en toile de fond, trois ou quatre statues masquées à côté desquelles

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