Au Burkina Faso, la mise en place de la nouvelle équipe dirigeante du Conseil supérieur de la communication fait débat.

à Afrique Par
C’est l’avocat Mathias Tankoano, précédemment conseiller spécial du président Roch Marc Christian Kaboré, qui dirige l’institution. Mais la désignation des conseillers fait polémique au sein des organisations professionnelles de journalistes. Selon l’Association des journalistes du Burkina, la désignation de la nouvelle équipe n’a pas respecté les règles en la matière. Elle dénonce l’ingérence du parti au pouvoir dans cette désignation. Cinq autres associations professionnelles rejettent elles ces accusations.

L’association des journalistes du Burkina et le Syndicat autonome des travailleurs de l’Information et la Culture qualifient de «clandestin» le processus de désignation des membres du Conseil supérieur de la communication, chargé de contrôler le travail des médias au Burkina Faso. 

Pour ces deux associations, c’est le chef de l’Eat qui a désigné les organisations professionnelles des médias devant siéger au sein de l’instance de régulation. Ce qui, selon le président de l’association des journalistes du Burkina est une confirmation de «l’ingérence» persistante du politique dans la gestion du CSC et son «immixtion» dans les médias. 

En réponse, cinq autres organisations professionnelles des médias parmi lesquelles l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso et la Société des éditeurs de la presse privée affirment avoir désigné librement leurs représentants au sein du Conseil supérieur de la communication. Même si le nouveau président du CSC est un ancien conseiller spécial du chef de l’Etat. 

Pour les responsables de ces associations, le vrai combat est celui pour l’indépendance et la crédibilité de l’instance de régulation des médias par la réduction du quotas des institutions dans le collège des conseillers.

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