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A Tambacounda, la canicule plombe les activités commerciales

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La forte canicule a ralenti les activités économiques à Tambacounda (est), poussant les populations à choisir le moment de la journée où le temps est le plus clément pour s’adonner à leurs activités.

 

Selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), la forte canicule en cours dans la ville de Tambacounda et dans les autres localités, va perdurer jusqu’à ce mardi.

 

‘’Il fait très chaud’’!, s’exclame Babacar Cissé, un boutiquier établi à Liberté, un  quartier de la commune situé près de la gare routière, communément appelée ‘’garage Dakar’’.

 

Tenant un éventail à la main, Cissé est assis dehors, à  l’ombre du local abritant sa  boutique pour profiter de l’air libre, à cette heure de la mi-journée. ‘’A cette heure de la journée, les clients viennent au compte-goutte faire leurs achats, obligeant la plupart des boutiquiers à baisser rideau’’, explique-t-il.

 

 

Pendant les moments les plus chauds de la journée, les clients se font désirer dans les boutiques, fait-il remarquer. Selon lui, ce n’est que vers 17 heures, voire vers 18 heures, qu’ils reviennent faire leurs achats.

 

                                                     Le commercial au ralenti 

 

Pape Sall, un vendeur de friperies, déclare que la forte canicule ralentit les activités commerciales. La plupart des gens préfèrent en effet rester chez eux pour éviter de s’exposer aux rayons torrides du soleil. Tenant une cantine mitoyenne à la boutique de Babacar Cissé, il se repose sur une  table en guettant l’arrivée de potentiels clients.

 

‘’A cause de la rareté de la clientèle, si tu ne vends rien avant midi ou 13 heures, tu es sûr de ne rien écouler jusqu’au lendemain”, se désole le vendeur de friperies, en se rafraichissant de temps en temps la tête avec de l’eau.

 

 

Sur l’artère principale donnant accès à la gare routière ‘’Dakar’’, les activités et la circulation des motos taxis ”Jakarta” et des véhicules tournent au ralenti en comparaison avec la période précédant l’installation de la canicule. Des commerçants implantés le long de cette artère attendent sous une chaleur accablante que le soleil soit au zénith, pour prendre leur pause en baissant les rideaux de leurs commerces.

‘’Le manque à gagner est énorme, mais on espère qu’avec la Korité, on va combler le gap perdu durant la canicule et le ramadan’’, déclare le boutiquier Babacar Cissé.

 

                                            Des clients très matinaux au marché central

 

Un décor bien différent au marché central de la commune de Tambacounda où il faut jouer des coudes pour se faufiler entre les motos taxis, les étals des tabliers et les clients.

Ass Diop, gérant d’une boutique d’alimentation générale au marché central dit rendre grâce à Dieu avec cette affluence de clients notée depuis ce matin.  Devant son commerce, des clients composés majoritairement de femmes se bousculent pour s’offrir quelques articles et autres denrées de première nécessité.

 

Au marché central, les clients ont changé leurs habitudes en allant tôt le matin faire leurs achats, explique-t-il. Mais, il indique que l’affluence ‘’va diminuer au fur et à mesure” qu’approche la prière de Tisbar (dhor). ”A cette heure de la journée, la canicule devient insupportable, surtout pour ceux qui ont jeûné’’, signale-t-il. Entre 17 heures et 18 heures, difficile, dit-il, de rencontrer âme qui vive mis à part les boutiquiers et les tabliers. ‘’Au cours de cette tranche horaire, nous ne vendons presque rien’’, confie Ass Diop, adossé sur une étagère dans sa cantine où un ventilateur accroché au plafond tourne à plein régime.

 

 

Des vendeuses de fruits installées devant la Cour d’appel de Tambacounda, exposent des marchandises dans une artère  d’un silence de cathédrale. ‘’Il est vrai que l’artère est calme, mais nous ne manquons pas de clients.

Même avec la chaleur, nous arrivons à écouler nos produits’’, déclare Rama Diallo, une jeune vendeuse entourée de ses amies. Le souci des vendeuses de fruits, dit-elle, c’est de perdre une bonne partie de leurs marchandises, surtout la mangue, la papaye et la banane qui ne résistent pas à la chaleur. Pour éviter une telle situation, les commerçants limitent drastiquement les quantités proposées quotidiennement à la vente.

 

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