Le portefeuille Global Gateway, soutenu par différents acteurs financiers et banques d’investissement, des agences bilatérales des États membres de l’Union européenne et même la Banque africaine de développement, s’élève à 852,7 milliards de FCFA (1,3 milliard d’euros) au Sénégal, a déclaré le directeur Afrique de l’UE pour les partenariats internationaux, Stefano Signore.
Global Gateway désigne la stratégie européenne visant à développer des liens intelligents, propres et sûrs en soutien aux intérêts stratégiques des pays partenaires de l’UE, via des investissements durables et de haute qualité.
“Avec ce portefeuille nous sommes très actifs dans les secteurs du transport et de la mobilité urbaine, par exemple, sur la route du sud, la trans-gambienne, mais aussi sur le pont de Rosso et sur d’autres infrastructures importantes”, a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’APS.
Dans les secteurs de la mobilité urbaine, a-t-il dit, l’UE, à travers ce portefeuille, est engagé dans le projet de Bus à haut niveau de service (BRT) à Dakar, en finançant des matériaux roulants, dont 121 bus, pour un investissement de 85 milliards 274 millions 410 mille FCFA (130 millions d’euros).
“On est aussi actif sur les bus à gaz dont l’appel d’offres est en cours, et on regarde de près le Train Express Régional (TER), dont nous avons participé à financer les première et deuxième phases et participerons pour la troisième phase”, a fait savoir M. Signore.
Il a indiqué que l’UE est également active sans “la modernisation du réseau, l’électrification rurale et d’autres activités”.
De même, le secteur pharmaceutique, à travers la coopération avec l’Institut Pasteur de Dakar, est aussi dans le viseur de l’UE, pour faire en sorte que le Sénégal puisse renforcer son rôle dans le cadre de l’activité pharmaceutique, a souligné M. Signore.
L’assainissement, avec la dépollution de la baie de Hann, et l’agriculture et le numérique vont également bénéficier du portefeuille global Gateway au Sénégal, a-t-il indiqué, précisant que l’UE entend mobiliser l’investissement pour contribuer à atteindre les objectifs économiques du pays.
L’UE travaille par ailleurs la main dans la main avec les autorités sénégalaises pour arriver à des “décisions fondamentales” pour la politique économique du pays, a-t-il dit, ajoutant que la partie européenne est prête pour faire des facilités et accompagner le Sénégal avec sa boîte à outils.
“Il faudra voir quels sont les secteurs, les activités, les typologies d’investissement qui seront les plus à même d’être appuyés en fonction de la capacité du gouvernement de dégager des ressources et du système économique d’accompagner l’investissement”, a-t-il indiqué.
En plus des secteurs de l’énergie, du transport, de la pharmacie, l’UE vise également les infrastructures portuaires, selon M. Signore.
Il a relevé qu’à partir de 2021-2022, l’UE a apporté un changement assez important à la façon d’organiser sa coopération, soutenant que “l’aide traditionnelle ne permettait pas de déclencher des vraies transformations sociétales au soutien de la création d’emplois, de l’investissement, de la création de valeurs locales”.
A travers ce choix, l’UE est passé d’un agenda focalisé sur l’aide, à un agenda focalisé sur ce qu’on appelle “trade and investment” (commerce et investissement), pour appuyer les efforts des pays partenaires pour la création d’emplois et la création de valeurs ajoutées domestiques”.
“On est dans la mobilisation des ressources qui sont limitées […] pour catalyser l’investissement public et privé”, a noté M. Signore.