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Académie écosystémique panafricaine : Quand la sagesse, la justice et la diplomatie africaine refondent l’avenir du continent

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Le lancement officiel de l’Académie écosystémique panafricaine a réuni des figures majeures du savoir, de la justice et de la diplomatie africaine. À travers des interventions de haute portée intellectuelle et morale, le Curateur Malamine Kourouma, le Dr Mamadou Dia, M. AHMETH DIOUF, de la Cour suprême, et l’Ambassadeur Fodé Seck ont dessiné les contours d’une institution appelée à refonder la pensée africaine et à accompagner la transformation de l’État et des sociétés du continent.

Une académie pour honorer la terre des ancêtres et restaurer la dignité

Placée sous la devise « Honorer la terre des ancêtres, en ce moment du génie des lumières, pour sceller la splendeur de l’intelligence dans l’écrin de la dignité humaine », l’Académie écosystémique panafricaine est née d’un constat lucide sur la trajectoire historique de l’Afrique dans ses rapports avec le reste du monde.

Histoire bafouée, civilisations marginalisées, ressources économiques exploitées, élites déracinées : la colonisation, puis certaines pratiques postcoloniales, ont durablement affecté la capacité du continent à se projeter souverainement dans l’ordre international. C’est pour répondre à cette situation que des intellectuels africains conscients ont conçu cette Académie comme un outil de renaissance panafricaine, fondé sur la science, la sagesse et la justice.

Malamine Kourouma, Curateur de l’Académie : refonder le récit africain

Dans une intervention structurante, Malamine Kourouma, Curateur de l’Académie, a rappelé que cette institution ne se limite pas à un cadre académique classique. Elle se veut un espace de recomposition des savoirs africains, longtemps fragmentés par des modèles importés et souvent inadaptés aux réalités du continent.

Selon lui, l’approche écosystémique adoptée par l’Académie permet de relier les dimensions scientifique, culturelle, juridique, politique et spirituelle, afin de produire un savoir utile, transformateur et enraciné.
« Il ne s’agit pas seulement d’accumuler des connaissances, mais de reconstruire une conscience africaine capable de dialoguer avec le monde sans complexe », a-t-il souligné.

Il a également insisté sur la vocation continentale de l’Académie, pensée comme un lieu de médiation intellectuelle entre les peuples africains, leurs États et la communauté internationale.
Dr Mamadou Dia : sagesse, KÚR’ÂN et civilisations universelles

Prenant la parole, Dr Mamadou Dia, Président du Département de la Sagesse, du KÚR’ÂN, des Cultures islamiques et des Civilisations universelles comparées (Spiritualités et Religions), a livré une réflexion profonde sur le lien entre spiritualité, science et gouvernance.

Il a rappelé que les grandes civilisations se sont construites sur l’équilibre entre raison et sagesse, et que l’Afrique, riche de traditions spirituelles anciennes, dispose d’un patrimoine intellectuel majeur souvent marginalisé dans les politiques de développement.

« La science sans éthique fragilise l’humanité, et le développement sans sagesse conduit à l’aliénation », a-t-il averti.

Pour le Dr Mamadou Dia, l’Académie doit former des élites capables de penser l’État africain à partir de ses propres référentiels civilisationnels, tout en dialoguant avec l’universalité des savoirs.
M. AHMETH DIOUF, de la Cour suprême : refonder la justice pour refonder l’État

Moment fort de la cérémonie, l’intervention de M. AHMETH DIOUF, de la Cour suprême, a porté sur la restructuration de la justice et la réorganisation de la gestion étatique.

Avec autorité et clarté, il a souligné qu’aucune réforme durable ne peut aboutir sans une justice crédible, indépendante et respectée. Il a rappelé la vision anticipatrice du juge Kéba Mbaye, qui appelait déjà à une refondation institutionnelle fondée sur la dignité humaine, l’éthique et la souveraineté juridique.

« La justice doit redevenir une autorité morale au service du citoyen et non une simple mécanique administrative », a-t-il déclaré.

Il a salué l’Académie comme un partenaire stratégique de la réforme de l’État, capable d’éclairer les politiques publiques par une expertise intellectuelle endogène.

L’Ambassadeur Fodé Seck : une diplomatie au service du savoir et de l’Afrique

Administrateur général de l’Académie, l’Ambassadeur Fodé Seck s’est appuyé sur un parcours diplomatique riche et reconnu, marqué par plusieurs missions de haut niveau au service de l’État et par une implication constante dans les cadres de coopération régionale et internationale.

Tout au long de sa carrière, il s’est distingué par une diplomatie fondée sur le dialogue des civilisations, la coopération Sud-Sud et la défense des intérêts africains dans les enceintes internationales. Cette expérience nourrit aujourd’hui sa vision d’une Académie ouverte au monde, mais fermement ancrée dans les priorités stratégiques du continent.

Il a insisté sur la nécessité de rendre l’Académie pleinement opérationnelle, à travers :

une gouvernance institutionnelle rigoureuse,
des partenariats continentaux et internationaux solides,
et une stratégie d’influence intellectuelle panafricaine et mondiale.

Une ambition continentale assumée

À travers ces interventions majeures, l’Académie écosystémique panafricaine s’affirme comme un projet de civilisation, visant à restaurer la dignité africaine, refonder la justice, réconcilier les savoirs et inscrire durablement l’Afrique comme sujet pensant dans le concert des nations.

 

 

Assane Diop

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