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5ᵉ SENGHORIUM 2025 : LA TÉRANGA ET LA PAIX SOCIALE CÉLÉBRÉES À TRAVERS LA PAROLE, LA CULTURE ET L’ART

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La Maison de la Culture Douta Seck a vibré au rythme des valeurs fondatrices du Sénégal à l’occasion de l’ouverture du 5ᵉ Senghorium 2025, placé sous le thème : « Le Sénégal, pays de la Téranga, de cohésion et de paix sociale ». Entre conférence sur le cousinage à plaisanterie et vernissage artistique dédié à la danse, cette rencontre a réaffirmé le rôle central de la culture comme ciment du vivre-ensemble.

La cérémonie d’ouverture du 5ᵉ Senghorium 2025 s’est tenue dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale à la Maison de la Culture Douta Seck, haut lieu de diffusion et de promotion culturelle. Cette édition a réuni intellectuels, artistes, acteurs culturels et grand public autour d’une réflexion profonde sur les mécanismes traditionnels et contemporains de préservation de la paix sociale au Sénégal.

Madame Aby Faye : la culture comme rempart contre les fractures sociales

Prenant la parole à l’ouverture, Madame Aby Faye, Directrice de la Maison de la Culture Douta Seck, a livré une intervention dense et engagée. Elle a rappelé que le Senghorium n’est pas qu’un simple événement culturel, mais un espace de mémoire, de transmission et de conscientisation, fidèle à la pensée humaniste de Léopold Sédar Senghor.

           

« Le Sénégal s’est construit sur des valeurs fortes : la Téranga, la solidarité, le respect de l’autre et le dialogue. Ces valeurs ne sont pas abstraites, elles se vivent au quotidien et se transmettent par la culture », a-t-elle souligné.
Madame Aby Faye a insisté sur la responsabilité des institutions culturelles dans la consolidation de la cohésion nationale. Selon elle, la culture est un outil stratégique de prévention des conflits, car elle favorise la connaissance mutuelle, l’acceptation des différences et la valorisation de ce qui unit les communautés.

Elle a également interpellé la jeunesse, l’invitant à s’approprier les traditions positives telles que le cousinage à plaisanterie, qu’elle a qualifié de véritable école de tolérance et de paix.

« Dans un monde en mutation, où les tensions identitaires peuvent fragiliser nos sociétés, il est impératif de revenir à nos fondements culturels pour renforcer l’unité nationale », a-t-elle conclu, tout en réaffirmant l’engagement de la Maison de la Culture Douta Seck à demeurer un carrefour d’échanges intellectuels et artistiques.

Le cousinage à plaisanterie, pilier du vivre-ensemble sénégalais

Le temps fort intellectuel de cette journée a été marqué par la conférence de Monsieur Moustapha Guèye Khar, consacrée au cousinage à plaisanterie comme mécanisme endogène de régulation sociale.
À travers une analyse claire et illustrée, il a démontré comment cette pratique ancestrale contribue à désamorcer les tensions, à renforcer les liens intercommunautaires et à préserver la paix sociale.
Il a notamment mis en lumière les relations historiques entre Toucouleurs, Sérères et Diolas, symboles d’une fraternité culturelle qui dépasse les appartenances ethniques et linguistiques.

Joseph Senghor : la danse comme mémoire, identité et langage universel

La journée s’est poursuivie avec le vernissage de l’exposition photo et d’art plastique consacrée à la danse, organisée par l’association Sarabanh.

L’artiste plasticien Joseph Senghor, de retour avec cette exposition, a proposé une immersion artistique profonde dans l’univers de la danse traditionnelle et contemporaine.

Dans son intervention, il a expliqué que la danse est bien plus qu’une expression corporelle :

« La danse est une mémoire vivante. Elle raconte nos histoires, nos rites, nos joies et nos résistances. À travers elle, les peuples se reconnaissent et dialoguent sans paroles », a-t-il déclaré.
Joseph Senghor a souligné que son travail artistique vise à saisir le mouvement comme vecteur d’identité et de cohésion sociale, en montrant comment la danse rassemble les communautés lors des cérémonies, des fêtes et des moments de communion collective.

À travers ses œuvres plastiques et photographiques, il invite le public à porter un regard nouveau sur la danse, perçue comme un langage universel capable de transcender les frontières culturelles.
Un Senghorium fidèle à l’idéal senghorien

Ce 5ᵉ Senghorium 2025 s’inscrit pleinement dans la philosophie de Léopold Sédar Senghor, alliant réflexion intellectuelle, transmission des valeurs et création artistique. Il rappelle que la Téranga, le dialogue et la culture demeurent les fondements d’un Sénégal uni, stable et résolument tourné vers la paix sociale.

 

Assane Diop

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