À l’occasion de la première édition de l’ECOFEST à Dakar, la Côte d’Ivoire a affiché une présence forte et symbolique. Conduite par le Directeur de Cabinet Adjoint du ministère de la Culture, le Professeur HIEN Sié, en représentation de la ministre Françoise Remarck, la délégation ivoirienne — forte de 40 artistes mêlant patrimoine UNESCO et scène urbaine — a réaffirmé la place de la culture comme outil de résilience et de réconciliation.
Une participation ivoirienne hautement significative
Pour cette première édition du Festival ouest-africain des arts et de la culture (ECOFEST), la Côte d’Ivoire a mis en avant sa volonté de faire de la culture un levier de paix et d’intégration régionale. Empêchée, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Mme Françoise Remarck, a mandaté son Directeur de Cabinet Adjoint, le Professeur HIEN Sié, pour conduire la délégation officielle.
Composée d’une quarantaine de représentants, la mission ivoirienne réunit aussi bien des porteurs de traditions reconnues au patrimoine mondial de l’UNESCO que des figures montantes de la nouvelle scène urbaine. Un équilibre qui traduit la volonté d’Abidjan de valoriser l’héritage tout en soutenant la créativité contemporaine.
Un discours en écho à la vision sénégalaise
Dès la cérémonie d’ouverture au Grand Théâtre national Doudou-Ndiaye-Coumba-Rose, le Professeur HIEN Sié a tenu à s’inscrire dans la dynamique impulsée par le Premier ministre sénégalais, M. Ousmane Sonko, qui a rappelé le rôle stratégique de la culture dans la gestion et la prévention des crises.
Le représentant de la Côte d’Ivoire a souligné que, dans un contexte régional marqué par les tensions politiques, sécuritaires et sociales, « l’art demeure un rempart, un espace de dialogue et une arme pacifique de transformation ». Il a également insisté sur la capacité de la culture ivoirienne à contribuer à la réconciliation nationale, tout en s’inscrivant dans les initiatives régionales d’intégration culturelle.
Un engagement pour une Afrique créative et résiliente
La participation ivoirienne à l’ECOFEST Dakar ne se limite pas à une présence protocolaire. Elle s’accompagne d’une volonté de renforcer les échanges artistiques et les mécanismes de coopération entre les pays de la CEDEAO et de l’UEMOA.
Au programme :
performances artistiques issues du patrimoine traditionnel,
showcases urbains mettant en avant la jeune création,
rencontres professionnelles pour tisser de nouveaux projets culturels,
actions de valorisation du patrimoine immatériel ivoirien.
Cette approche globale confirme la stratégie d’Abidjan : faire de la culture un vecteur d’unité, d’identités partagées et de résilience collective.
Un signal fort pour l’avenir du festival
En s’alignant sur la vision du Sénégal et en mobilisant une délégation dense et diversifiée, la Côte d’Ivoire envoie un message clair : l’ECOFEST est appelé à devenir une plateforme majeure de diplomatie culturelle en Afrique de l’Ouest.
Dakar, pour cette première édition, en sort renforcé, tout comme la dynamique d’intégration culturelle régionale.
Assane Diop