Vous vous rappelez, le samedi passé, lors du Téra Meeting, quand il affirmait que la justice marche en contre-sens du projet et des aspirations du Peuple Sénégalais ? Eh bien, il avait entièrement raison. Ce que je vis depuis plus d’un an en est une preuve manifeste.
En effet, Abdou NGUÉR, dont on nous annonce aujourd’hui sa libération, est la même personne que j’avais régulièrement poursuivie en justice à travers plusieurs plaintes déposées auprès des autorités compétentes.
Le 12 mai 2025, j’ai saisi le Procureur de la République de Dakar d’une plainte contre Abdou NGUÉR pour diffamation, dénonciation calomnieuse, diffusion de fausses nouvelles, menaces publiques de torture et complicité de torture. Cette plainte, pourtant accompagnée de preuves vidéo explicites et incontestables, n’a connu aucune suite judiciaire à ce jour.
Face à cette inertie, j’ai déposé une nouvelle plainte contre le même individu le 25 juillet 2025, cette fois-ci auprès de la Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC), pour les mêmes faits. Après mon audition, l’enquêteur en charge du dossier (Adjudant DIALLO) m’avait assuré avoir rédigé la demande d’extraction pour entendre l’intéressé, en précisant qu’il ne manquait plus que la signature du Chef de la division. Cependant, malgré mes multiples relances, aucune suite n’a été donnée à cette procédure.
Entre-temps, à ma grande surprise, j’apprends que l’intéressé vient d’être libéré de prison dans une autre affaire, alors même que mes plaintes en cours le visaient pour des infractions graves et établies.
Constatant ces blocages manifestes au niveau de la DSC, j’ai d’abord saisi, le 19 septembre 2025, le Ministre de la Justice, afin de l’informer du blocage systématique de mes plaintes au niveau du parquet de Dakar et de la police judiciaire.
Ensuite, le 26 Septembre, j’ai saisi le Ministre de l’Intérieur, afin de dénoncer l’inertie de ses services et la violation flagrante de mon droit fondamental d’accès à la justice. Malheureusement, aucune réponse ne m’a encore été notifiée à ce jour.
Je dispose de toutes les décharges officielles attestant du dépôt de mes plaintes et de mes lettres aux ministres, que je partagerai avec vous pour démontrer la véracité et la matérialité de mes propos.
Ce cas illustre, une fois de plus, le deux poids deux mesures qui gangrène notre système judiciaire. Lorsqu’une plainte vise des patriotes ou des militants du changement, la procédure est rapide, la convocation immédiate et le mandat de dépôt souvent automatique. Mais lorsqu’il s’agit de personnes issues de l’ancien régime, le silence et l’inaction deviennent la règle.
Ce n’est pas pour cette injustice que nous nous sommes battus. Nous nous sommes levés pour un Sénégal de justice, d’égalité et de responsabilité. Malheureusement, force est de constater que l’injustice persiste encore, et cela est profondément regrettable.