La politique est le métier le plus difficile au monde disait Nelson Mandela. Le paysage politique sénégalais a produit, à force de déception, un redoutable parti politique regroupant tous les anti-systeme du Sénégal et de la diaspora, dans un contexte où l’écrasement majorité des sénégalais méprisaient la totalité des politiciens de la période d’avant Pastef.
Il est important de comprendre ce contexte avant d’analyser ce qui est convenu d’appeler aujourd’hui les affaires tullow oil et les 94 milliards. Il est aussi important de bien cerner et d’avoir une bonne lecteur du contexte préélectoral avant de se penser sur les enjeux politiques de ces affaires à multiples rebondissements et dont le coup de génie de Pastef réside dans le silence stratégique de Sonko.

Mais à qui profite ce silence au juste? Pour répondre à cette question, il est important d’identifier les statuts et positions des nombreuses parties prenantes à ces affaires.

  1. Les accusateurs : cheikh yerim seck, un des principaux pourfendeurs de Sonko dans ces affaires à fait de la sortie de l’interssé (Sonko), à propos de ce dossier, une demande médiatique au allure de chasse à la proie pour la presse pro-macky. Cette sortie de sonko est impérative à la préservation du semblant de crédibilité qui reste à cette partie de la presse. En d’autres termes plus Sonko reste silencieux pour un moment, plus le semblant de crédibilité de Yérim, madiambal et compagnie s’effrite encore et encore : le silence de Sonko ne les arrange et les decrédibilise de jour en jours. D’où le génie de Pastef à travers la posture de Sonko.
  2. Le parti au pouvoir : Deux choses intéressent le pouvoir dans ces affaires, la diversion et la decrédibilisation de Sonko et Pastef. Mais l’atteinte de ces deux objectifs ne peut se faire sans une riposte immédiate de Sonko lui-même, en personne. J’ai été agréablement surpris quand j’ai vu, qu’au lieu de Sonko, comme le voudrais le pouvoir, c’est le numéro 2 du parti Bassirou Diomaye Faye qui a animé la conference de presse du mercredi 09 janvier 2019, prenant de court toutes les attentes et tous les calculs malveillants de l’adversaire, dont la victoire dépendait exclusivement de la sortie et risposte immediate Sonko. Sortie qui l’aurait mise immédiatement en position de défense. D’où une nouvelle fois le génie de Pastef.
  3. La majorité silencieuse : Dans la conscience du peuple juge, ousmane Sonko est propre et qu’il s’agit encore une fois d’une cabale sciemment orchestrée par le pouvoir avec l’aide de ses mercenaires journalistes. Cette perception a été grandement confortée par les nombreux démentis apportés dans ces affaires. Pour le peuple, Sonko ne devrait donc pas les suivre dans leur forfaiture, encore moins les apporter personnellement une réplique. Ce qui aurait d’ailleurs été perçu par les senegalais comme un rabaissement au regard de sa carrure actuelle et de sa position de premier challenger de macky. La majorité silencieuse reste par ailleurs convaincu que Sonko aurait subi, sans delai,le même sort que Khalifa et Karim s’il était réellement coupable ou lié dangereusement à ces affaires.

Alors, naturellement, le silence stratégique de Sonko ne peut que lui profiter en l’état actuel des choses et enfoncer davantage tous ses adversaires politiques et leurs maisons de presse. Car, en réalité, une sortie à nouveau de Sonko sur ces affaires ( rappelons qu’il est le premier à demander au procureur de sauto-saisir) n’est pas une demande sociale comme le voudrait nous faire croire la presse. C’est plutôt une demande piège du pouvoir et de la presse corrompue. Le peuple étant convaincu que c’est diversion et une nouvelle compagne de diabolisation.

Il apparaît donc clairement que macky a perdu la bataille de l’acte 2 du dieufour national. Toutefois, la guerre n’est pas encore finie et macky va sans nul doute accélérer la campagne de diabolisation pour retirer à Sonko son seul avantage comparatif par rapport aux autres candidats en course, c’est à dire son image et sa réputation d’homme juste et intègre.

En outre, ce qui est fascinant dans ces dossiers et qu’il convient de souligner, c’est la maîtrise et la maturité politique de Pastef, qui je vous le rappelle est un jeune parti politique, composé pour la plupart de jeunes novices en politique.

En conclusion, il est plus que important pour Sonko de garder son silence stratégique et dévastateur pour macky et compagnie avant, plus tard, de choisir le moment idéal et les personnes habilitées pour apporter une réplique sanglante, digne de la posture offensive que nous a habitué le parti, et avec laquelle Pastef attaque toujours ses adversaires politiques.

Un patriote, sympathisant de pastef