Ousmane Sonko, entre pulsions, démagogie et inexpérience

Ma lecture au second degré du livre-programme « Solutions » de Monsieur Ousmane Sonko, qui est en cours, a déjà suscité en moi de fortes appréhensions sur la psychologie de celui qui aspire à diriger notre cher pays,  le Sénégal. En effet, son champ lexical traduit déjà la haine, la démagogie et le populisme de cet homme qui provoque, priori ou de prime abord, le respect et la sympathie, et a posteriori, le doute, la crainte et la peur.
En écoutant et lisant davantage et plus profondément Monsieur Sonko, je découvre que son « discours sort du champ du rationnel pour s’adresser aux pulsions, aux frustrations du peuple, à ses craintes » en cherchant coûte que coûte à satisfaire hic et nunc les attentes ou les souhaits les plus visibles des sénégalais dans l’unique but de s’attirer personnellement leur sympathie et de bénéficier de leurs soutiens.
Ces appréhensions, dis-je, se confirment aujourd’hui par ses propos qui ont choqué la grande majorité des sénégalais et inquiètent les chancelleries étrangères, africaines, occidentales et arabes qui ont compris que les pieux de la stabilité sociale au Sénégal sont la laïcité constitutionnelle et opérationnelle, la tolérance inter-ethnique , inter religieuse et inter-confrérique, la continuité de l’Etat ( même si nous sommes tous d’accord qu’il faut rendre compte de la gestion des choses publiques).
En vérité, comment peut-on comprendre que notre compatriote qui aspire à diriger notre cher Sénégal puisse traiter de « criminels » tous les anciens chefs d’Etat ainsi que leurs collaborateurs en osant même proposer qu’ils soient « fusillés »? Comment peut-on accepter que quelqu’un qui cherche à incarner l’autorité suprême d’une nation, d’un État, d’une république se présente à nous comme un « tueur »- certainement de victimes innocentes – comme un « djihadiste » au sens péjoratif?
Au demeurant, Monsieur SONKO, doit savoir qu’on ne gère pas une démocratie comme le Sénégal 🇸🇳 selon ses pulsions individuelles et un esprit de revanchard. Un Etat, c’est sérieux et le gérer nécessite une psychologie positive, des compétences de l’expérience.
Vive le Sénégal
Vive la Démocratie
Vive la stabilité sociale

Bassirou Kébé
Président de LIGGEY SUNU REEW

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