Législative partielle de l’Essonne : duel tendu pour la succession de Manuel Valls

Législative partielle de l’Essonne : duel tendu pour la succession de Manuel Valls

Le premier tour dans la première circonscription de l’Essonne aura lieu le dimanche 18 novembre. La candidate de La France insoumise, Farida Amrani, veut sa revanche après avoir raté l’élection de 139 voix en juin 2017.

Manuel Valls a beau être parti à Barcelone, son ombre politique flotte encore sur Evry, ville populaire de l’Essonne. A l’occasion de la législative partielle organisée après la démission de l’ancien premier ministre et dont le premier tour aura lieu le 18 novembre, Francis Chouat, son bras droit de toujours, part à la bataille dans un « tout sauf Mélenchon » assumé face à la candidate « insoumise » Farida Amrani. Soutenu par le mouvement macroniste, La République en marche (LRM), le maire d’Evry met en scène son duel avec la conseillère d’opposition. A longueur de réunions, il met en garde contre une victoire de La France insoumise (LFI) qui représenterait, selon lui, « un danger démocratique ». À cet effet, il a bâti une alliance avec les maires de droite des cinq communes de la circonscription. Les autres candidats, neuf dont cinq à gauche, semblent compter les points.

La candidate LFI, Farida Amrani, elle, veut sa revanche. La fonctionnaire territoriale avait raté de 139 voix l’élection en juin 2017. Ciblant les quartiers où Jean-Luc Mélenchon avait fait carton plein, la quadragénaire a été la première à partir en campagne. « La grande question va être la participation. Les gens ont compris que Valls était parti, pas qu’ils devaient revoter », explique-t-elle. Ce mardi 6 novembre, elle enchaîne donc sorties d’école et réunions d’appartement. « Bonjour, on retourne aux urnes, vous êtes au courant ? Faut finir ce qu’on a commencé », lance la candidate à une mère d’élève du Parc aux lièvres, quartier populaire d’Evry. Le nom de Manuel Valls n’est pas évoqué mais tout le monde comprend. Le visage de l’« insoumise » est désormais connu et le souvenir de son recours au Conseil constitutionnel pour fraude encore dans les têtes. « Mettez des assesseurs partout, hein ! », lui lance un employé communal.

Pas moins de cinq députés LFI sont venus la soutenir et leur leader doit tenir…

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